Le meurtrier présumé de Joe Van Holsbeeck sera extradé

Une cour d'appel de Varsovie a décidé mardi d'autoriser l'extradition en Belgique d'un jeune Polonais, Adam G., meurtrier présumé de Joe Van Holsbeeck tué à la gare centrale de Bruxelles, en avril, pour son lecteur MP3.

(afp) Le meurtrier présumé reste en détention provisoire depuis son arrestation le 27 avril dans le nord-est de la Pologne, dans la ville de Suwalki.

Un tribunal de première instance avait déjà autorisé fin mai son extradition, en vertu d'un mandat d'arrêt européen. Le tribunal a toutefois réclamé qu'en cas de condamnation, le meurtrier présumé, âgé de 17 ans, purge sa peine en Pologne et non pas en Belgique.

Les avocats d'Adam G. se sont alors pourvus en appel, contestant la validité du mandat européen en Pologne, mais la cour d'appel n'a pas partagé leurs arguments.

Une fois en Belgique, Adam G. sera présenté à un juge de la jeunesse, qui pourra soit prendre à son égard des mesures "éducatives", comme un placement dans un centre pour jeunes délinquants, soit se dessaisir du dossier et renvoyer le jeune Polonais devant une juridiction pour adultes, en principe une cour d'assises, où il risquerait une longue peine de prison.

Adam G. avait affirmé à la police qu'il n'était pas coupable du meurtre même s'il n'a pas exclu sa participation.

Selon l'enquête de la police belge, Adam G. a porté cinq coups de couteau fatals à Joe Van Holsbeeck, un élève de 17 ans, le 12 avril dans le grand hall de la gare centrale de Bruxelles, en pleine heure de pointe, pour lui voler son lecteur MP3.

Son complice présumé, un autre Polonais de 16 ans résidant illégalement en Belgique, a été arrêté à Bruxelles le 24 avril.

Le meurtre de Joe Van Holsbeeck a choqué la Belgique et provoqué un débat sur la sécurité, l'immigration et la délinquance juvénile. Une manifestation a rassemblé le 23 avril 80.000 personnes dans les rues de Bruxelles.

En réponse à l'immense émotion du pays, le gouvernement a présenté un plan prévoyant notamment une présence policière renforcée dans les rues, une augmentation du nombre de caméras de surveillance dans les lieux publics et le recours accru aux "éducateurs de rue" dans les quartiers difficiles

(photo: belga)

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