Le ministre Henry ne fera pas marche arrière

©RV DOC

Le ministre Ecolo maintient son refus d'accorder le permis d'urbanisme à Citta Verde, un investissement privé autour d'un centre commercial, susceptible de créer 1.500 emplois à Farciennes, la commune la plus pauvre de Wallonie.

Bruxelles (L'Echo) - Le ministre wallon de l'Aménagement du Territoire, Philippe Henry (Ecolo), indique vendredi dans la presse qu'il ne reviendra pas sur son refus d'accorder le permis d'urbanisme à Citta Verde. Mais il se dit prêt à discuter d'un nouveau projet. "Je n'exclus pas des recours de tiers au Conseil d'Etat contre ma décision",précise-t-il . "Je ne vois pas comment une marche arrière serait possible puisque ma décision a été prise. Mais , si un nouveau dossier avec de nouveaux éléments était réintroduit, nous l'examinerions", complète le ministre.

Le gouvernement wallon entend " rediscuter du fond " du projet immobilier Citta Verde, a annoncé ce jeudi le ministre-président Rudy Demotte. Il n'exclut pas que cela conduise à un retour en arrière par rapport à la décision du ministre de l'Aménagement du territoire, Philippe Henry, qui a refusé cette semaine le permis d'urbanisme.

Henry motive son refus par la concurrence avec les commerces existant à Charleroi et Namur. Il parle d'un projet " sur-dimensionné " qui pourrait  "ruiner le fragile équilibre commercial ". Cet argumentation est aussi développée par la ville de Namur et les classes moyennes namuroises. Le son de cloche est en revanche, inverse, à Charleroi.

Le PS et le cdH sont aussi plutôt favorables au projet, déjà largement remanié depuis sa première version il y a cinq ans. Ils ont sommé leur ministre de l'Aménagement du territoire de venir s'expliquer d'urgence, mercredi soir, devant le conseil des ministres restreint. Ce n'est pas la première fois, disent-ils, que Philippe Henry affiche de vives réticences pour des projets d'implantation, pourtant conformes  à un accord de gouvernement qui entend mobiliser le territoire au profit du redéploiement wallon. Citta Verde est d'autant plus symbolique qu'il permettrait, selon ses promoteurs, la création de 1.500 emplois dans la commune la plus pauvre de Wallonie.

C.D.C.

 

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