Le nombre d'allocataires de l'ONEM se tasse en 2006

Pour la première fois en six ans, le nombre d'allocataires de l'ONEM a baissé. La baisse se concentre en Région flamande (-1,2 pc) et dans les classes d'âge inférieures. La Wallonie (+0,8 pc) et plus encore la Région bruxelloise (+2,1 pc) restent dans le rouge.

(belga) Le nombre d'allocataires de l'ONEM a, pour la première fois en six ans, connu en 2006 une baisse de 0,1 pc par rapport à l'année précédente, selon les statistiques annuelles de l'Office national de l'Emploi, présentées lundi à Bruxelles.

Ce tassement, qui maintient cependant le nombre d'allocataires à 1,203 million, s'explique par l'embellie conjoncturelle (3 pc de croissance en 2006) et par la création de 46.000 nouveaux postes, a indiqué l'administrateur général de l'ONEM, Karel Baeck.

Au total, le nombre de chômeurs indemnisés (726.662 personnes) a diminué de 2,1 pc par rapport à 2005. Chez les moins de 25 ans, cette baisse est même de 5,5 pc et de 6,6 pc chez les 25-40 ans. Pour Jean-Marie Delrue, administrateur général adjoint de l'ONEM, il s'agit là des résultats combinés de la politique d'activation des chômeurs et de l'amélioration conjoncturelle.

"Il reste surprenant de constater qu'en Wallonie, un demandeur d'emploi sur trois perçoit des allocations sur base de ses études, contre un sur quatre à Bruxelles et un sur sept en Flandre", relève Karel Baeck.

L'aménagement du temps de travail confirme son succès. Il a progressé de 8,2 pc entre 2005 et 2006 et touche près de 212.000 personnes, que ce soit par l'interruption de carrière via le crédit-temps (+14,8 pc) dans le privé, ou ordinaire dans le public (+5,2 pc). A noter que cette hausse se focalise exclusivement sur les réductions de prestations (à mi-temps, ou surtout d'1/5 temps) et chez les 50 ans ou plus. Conséquence de la croissance soutenue, le chômage temporaire régresse de 7,4 pc.

Le nombre d'utilisateurs inscrits au sein du dispositif des titres-services a augmenté de plus de 67 pc en 2006, pour culminer à 420.007 unités depuis l'entrée en vigueur du système. C'est toujours en Flandre (68 pc) que le système rencontre le plus grand succès, la Wallonie (27 pc) connaissant cependant une progression.

Par ailleurs, le nombre de chômeurs ALE a reculé de 13,5 pc, une baisse qui s'explique en grande partie par l'interdiction faite aux chômeurs depuis mars 2004 de prester des activités ménagères dans le cadre des ALE.

La politique d'activation des chômeurs, pour sa part, s'est étendue en 2006 au dernier groupe concerné, à savoir celui des 40-49 ans. Devenue donc entièrement opérationnelle, elle touche désormais 375.000 demandeurs d'emploi. En 2006, 35.000 contrats ont été signés dans le cadre de cette politique et 14.000 chômeurs ont été sanctionnés.

Les contrôles de situation familiale sur le terrain sont en légère baisse, conséquence d'un climat de violence à l'encontre des contrôleurs qui a poussé la direction, par précaution, à envoyer les contrôleurs à deux. Grâce aux comparaisons entre les banques de données de l'ONEM et de l'ONSS, la détection de cumuls d'allocations avec un emploi est passée de 4.556 cas en 2005 à 15.120 en 2006.

Photo Belga

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