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Le «Pacte de solidarité» portera ses fruits

Selon un rapport de la Commission d'étude sur le vieillissement, le «Pacte de solidarité entre les générations» aura des effets positifs à long terme, selon un rapport publié hier. La réforme des prépensions du gouvernement Verhofstadt augmentera de 0,28% la capacité de financement de la Belgique en 2030. Son impact sur le coût budgétaire du vieillissement sera toutefois limité. Ce coût est estimé à 3,8% du PIB sur la période 2005-2030.

(l'écho) Souvenez-vous. A l'automne dernier, le gouvernement bouclait son «Pacte de solidarité entre les générations». Autrement dit, la réforme des prépensions, assaisonnée de quelques autres mesures, notamment sur l'emploi des jeunes.

L'idée centrale: allonger la carrière pour assurer le financement futur des pensions, des soins de santé, etc. Indispensable dans le contexte d'une population vieillissante, justifiaient Verhofstadt & Cie, opposés à la fronde des syndicats.

Aujourd'hui, le Comité d'étude sur le vieillissement semble donner raison au gouvernement. Dans son rapport annuel, ce Comité épingle les effets positifs à long terme du «Pacte».

Pourquoi ? Le «Pacte» stimule l'activité et conduit à des modifications dans le nombre de bénéficiaires de différentes allocations sociales (chômeurs, prépensionnés, pensionnés). En 2030, il entraîne une augmentation de 1% de la croissance économique (notre graphique ci-contre) et de 1% de l'emploi, soit quelque 45.000 postes de travail. Le nombre de prépensionnés diminuerait d'un tiers (40.000 personnes) en 2030. Le «Pacte» entraîne des recettes supplémentaires pour l'Etat, à hauteur de 0,11% du produit intérieur brut (PIB) en 2011 et de 0,54% du PIB en 2030.

Mais la réforme a aussi un coût. Celui-ci s'élève à 0,22% du PIB en 2011 et à 0,27% du PIB en 2030. Explications: le «Pacte» accroît les dépenses sociales. Il prévoit des adaptations du montant d'un certain nombre d'allocations sociales au bien-être. Il augmente aussi les pensions moyennes en relevant des plafonds. Il introduit encore un «bonus pension» pour toutes les personnes qui feront l'effort de travailler au-delà de 62 ans, et ce jusqu'à l'âge légal de la pension (65 ans).

Dans un premier temps, en 2011, le coût de la réforme des fins de carrière dépasse donc les bénéfices escomptés.

Ensuite, la tendance s'inverse. En 2030, le «Pacte» améliore la capacité de financement de la Belgique de 0,28% du PIB.

Reste que le coût budgétaire du vieillissement s'élève à 3,8% du PIB sur la période 2005-2030, en raison principalement de la hausse des dépenses de pension.

Le «Pacte» portera donc ses fruits mais son impact sur le coût budgétaire du vieillissement apparaît limité. Selon le Premier ministre Guy Verhofstadt , «le Pacte de solidarité entre générations est une contribution positive pour affronter le coût budgétaire du vieillissement. Mais nous n'avons jamais dit qu'il résoudrait tout à lui seul».

Le gouvernement souligne avoir déjà pris d'autres orientations: la création d'un Fonds de vieillissement, la réduction de la dette, les mesures pour augmenter le taux d'emploi, le soutien au «deuxième pilier» des pensions (assurances de groupe), etc. «Et de nouvelles mesures seront encore nécessaires», juge le Premier ministre. Selon Bruno Tobback, ministre des Pensions, l'ambition du gouvernement n'est de toute façon pas de réduire à néant le coût budgétaire du vieillissement.

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