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Le sp.a partisan d'une réforme "sociale" de l'Etat

Le président du sp.a, Johan Vande Lanotte, a plaidé dimanche, lors d'un congrès de son parti à Anvers, en faveur d'une réforme sociale de l'Etat, qui doit conduire à plus d'emploi, des pensions revalorisées et une meilleure assurance soins de santé. La norme de croissance des soins de santé, qui est aujourd'hui de 4,5%, doit être ramenée à 3%, a-t-il dit.

(belga) Pour le président du sp.a, les différents régimes de sécurité sociale sont perfectibles, il ne faut donc pas s'arc-bouter au maintien ou à la défense des régimes actuels.

L'assurance maladie doit mieux prendre en compte le progrès médical et technologique et les médicaments doivent pouvoir être remboursés plus rapidement et de manière plus importante, a estimé dimanche Johan Vande Lanotte. Pour financer cela, il incombe de gérer le système des soins de santé avec parcimonie, ce qui doit permettre d'augmenter les recettes. Johan Vande Lanotte plaide en faveur d'une norme de croissance des soins de santé de 3% plus l'index, la commission vieillissement proposant 2,5%. Le taux actuel est de 4,5%.

Rappelons que depuis deux ans, le budget des Soins de santé est en boni. A l'initiative du ministre PS des Affaires sociales Rudy Demotte, un fonds de garantie porté à 409 millions d'euros dans le cadre du budget 2007 vise à contribuer à assurer l'avenir du système.

En matière de pensions, Johan Vande Lanotte a rappelé l'engagement du sp.a à porter le montant des retraites à 70% du salaire moyen. Le sp.a entend par ailleurs veiller à l'encouragement du deuxième pilier, celui des assurances complémentaires. Il est impératif de continuer à créer de l'emploi pour mettre en oeuvre ces propositions, a encore dit Johan Vande Lanotte.

Le sp.a continue à défendre une réforme de l'Etat. Elle doit permettre d'assurer une meilleure délimitation des compétences et un rééchelonnement des moyens, a indiqué le président des socialistes flamands, rappelant les exigences de son parti.

L'objectif du sp.a est, d'une part, d'obtenir plus de marges financières au niveau fédéral pour les pensions et les soins de santé et, d'autre part, de permettre aux Régions de pouvoir mener une politique d'emploi efficace. "Quant aux moyens pour y arriver, il ne peut y avoir de tabous, sauf peut-être un: la solidarité", a dit Johan Vande Lanotte".

Une importante délégation syndicale était présente dimanche au congrès du sp.a. Les relations entre l'ABVV (FGTB) et le sp.a ne sont pas des plus harmonieuses depuis l'adoption du pacte des générations. La régionalisation de l'emploi n'est pas non plus accueillie favorablement par les syndicats.

Le président de la FGTB Rudy De Leeuw ainsi que son prédécesseur Xavier Verboven s'étaient cependant déplacés dimanche à Anvers. La présidente de l'interrégionale flamande du syndicat socialiste Caroline Copers ainsi que le délégué de Volkswagen Jan Van der Poorten étaient présents également. Ce dernier a été longuement ovationné après le discours qu'il a tenu.

A cinq mois des élections, le sp.a fait de la lutte contre la pauvreté une de ses priorités. Si la situation de la Flandre est loin d'être inquiétante à cet égard, il n'en demeure pas moins que la Région n'appartient plus au peloton de tête européen. Pour le sp.a, il va falloir que cela change. Les socialistes flamands entendent notamment accorder une importance particulière à la situation des familles monoparentales car le risque pour ces familles de tomber un jour dans la pauvreté est le plus important. On l'estime à 25%.

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