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Les agriculteurs wallons se penchent sur leur futur

La Fédération wallonne des agriculteurs (FWA) s'est réunie mercredi à Gembloux à l'occasion de son Assemblée annuelle autour du thème: "Agriculture et compétitivité économique, stratégie pour le futur". En présence de la ministre fédérale de l'Agriculture, Sabine Laruelle, et de son homologue wallon, Benoît Lutgen, les agriculteurs wallons ont fait le bilan de l'année 2006 et se sont penchés sur les défis de 2007.

(belga) La question de la suppression des quotas laitiers, la maladie de la langue bleue, les litiges avec l'Afsca au sujet de la propreté des animaux lors de l'arrivée à l'abattoir et la mise en place de la réforme sucre sont autant de problématiques qui ont été traitées en 2006 par les différentes commissions de la FWA. De plus, la météo changeante a posé de nombreux problèmes cette année, notamment pour la production de pommes de terre, a rappelé la FWA mercredi.

Cette assemblée a également été l'occasion pour la FWA d'exprimer une nouvelle fois ses craintes par rapport à la réforme du fonds d'investissement agricole (FIA), entrée en vigueur le 1er janvier 2007. "Pour nous, le FIA est la pierre angulaire de l'avenir de l'agriculture.(...) Malgré les amendements que nous avons obtenus, nous avons l'impression que l'objectif (de cette réforme) est de réduire au maximum les dépenses du FIA", a déclaré René Ladouce, président de la FWA.

En ce qui concerne le stage obligatoire avant toute installation prévu dans cette réforme, si les jeunes agriculteurs n'y sont pas opposés, ils s'interrogent sur l'utilité pédagogique de celui-ci et sur les problèmes de main d'oeuvre posés par l'absence de l'exploitation durant le stage. "De six mois, il est déjà passé à trois mois, ce qui est une avancée, et nous allons continuer à discuter", a indiqué le président de la Fédération des jeunes agriculteurs. Parmi les défis qui attendent les agriculteurs dans le futur, José-Manuel Sousa Uva, directeur responsable des programmes de développement rural à la Commission européenne, était présent pour faire le point sur l'évolution future de la politique agricole commune (PAC).

Il a particulièrement insisté sur le renforcement du deuxième pilier de la PAC. "Le développement rural répond aux défis de la société, crée de l'activité économique et aide les agriculteurs à demeurer compétitifs et à poursuivre des objectifs environnementaux", a-t-il souligné. Face à cette question, la FWA a dénoncé le discours qui consisterait à éroder le premier pilier pour transférer les ressources au second pilier.

"Si le plafonnement des aides est fait en vue de transférer des moyens financiers du premier au second pilier, sans garantie de retour direct et rapide en terme de revenu pour les agriculteurs, il contribuera à la déstabilisation des fermes et confortera probablement la méfiance actuelle des jeunes à s'engager dans le secteur", a conclu René Ladouce.

Photo Belga

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