Les investissements dans l'industrie manufacturière en hausse de de 16,3% en 2006

La Banque Nationale de Belgique mène deux fois par an une enquête sur les investissements des entreprises dans l'industrie manufacturière au sens strict (c'est-à-dire à l'exclusion des entreprises de la construction et de la branche "électricité, gaz, eau").

(L'Echo) D'après les données de la comptabilité nationale, l'industrie manufacturière a représenté 20,7% du total des investissements des entreprises en 2004. Selon les résultats provisoires de l'enquête de mai 2006, les investissements en biens de capital fixe dans l'industrie manufacturière, exprimés à prix courants, augmenteraient de 16,3% en 2006. La hausse attendue pour l'ensemble de l'industrie manufacturière en 2006 fait suite à cinq années consécutives de baisse des investissements tels que recensés dans l'enquête. La présente enquête fait état d'une diminution des dépenses d'investissement de 1,9% pour l'année 2005. À l'exception notable du textile et cuir et, dans une moindre mesure, de l'assemblage automobile, où des investissements importants ont été réalisés en 2005, la reprise prévue des investissements en 2006 est largement généralisée à travers les branches d'activité. Dans l'enquête de novembre 2005, les entreprises avaient prévu un recul de 6,7% de leurs investissements pour 2005 et une hausse de 21,6% pour 2006.

Globalement, pour l'année écoulée, les montants investis ont diminué moins que ce qui avait été indiqué lors de l'enquête précédente. Les prévisions, encore provisoires, pour l'année en cours ont pour leur part été révisées à la baisse, comme c'est généralement le cas entre l'enquête de l'automne qui précède et l'enquête du printemps de l'année courante. L'expérience a montré que les résultats des enquêtes du printemps dans l'industrie manufacturière ne sont pas nécessairement représentatifs pour l'ensemble des entreprises. Néanmoins, la reprise des investissements dans l'industrie manufacturière qu'ils suggèrent en 2006 est compatible avec les informations pour le début de l'année obtenues à partir des déclarations TVA, indiquant à la fois une accélération dans l'industrie manufacturière et un recul dans les branches de services, après le dynamisme important de 2005. Ces données sont globalement en ligne avec les prévisions macroéconomiques de la Banque.

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