Les investissements de Reibel absorbent son profit

Les performances financières signées l'an dernier par la société cotée sur le Marché Libre Reibel et sa filiale énergétique Belpower n'ont pas satisfait aux anticipations formulées dans le plan d'affaires de son introduction en Bourse, révèle ce mercredi matin "L'Echo".

(L'Echo) La direction du logisticien a de bonnes excuses à faire valoir: ce sont, selon elle, l'accélération des projets de développement et l'apparition de nouveaux projets qui ont absorbé les profits.

Au titre de 2006 (résultats non audités), Reibel a engrangé un bénéfice net symbolique de 0,01 million d'euros, pour une perte d'exploitation tout aussi marginale de 0,02 million et un chiffre d'affaires de 4,03 millions d'euros. Le cash-flow de 0,16 million d'euros qui a été dégagé a été largement amputé par un montant équivalent d'amortissements. Dans son prospectus, Reibel évoquait un bénéfice net de 0,17 million d'euros, un profit d'exploitation de 0,28 million et un chiffre d'affaires de 4,35 millions...

L'argument prépondérant de sa direction a trait au fait que «les prises de décisions politiques en matière d'énergies renouvelables se sont fortement accélérées en Europe dès le printemps 2006».

Soucieuse de figurer en bonne place parmi les pionniers, la société a donc mis le turbo, au détriment de sa rentabilité à court terme: investissements en personnel, occupation effective du territoire par la création et l'essaimage de filiales ou temps consacré à tenter de dénicher les partenaires adéquats ont tôt fait de la dépouiller.

L'analyse des revenus montre que la contribution du pôle énergétique s'élève à 0,5 million d'euros, alors que le prospectus de l'IPO faisait état de 0,2 million. Et ç'aurait pu être mieux encore. «Nous avons enregistré des reports de facturation sur 2007 pour un montant substantiel», avoue un dirigeant. Belpower impute la responsabilité de ces reports à des lenteurs administratives. Il est vraisemblable aussi que des clients alléchés par l'amélioration des incitants fiscaux ont freiné des quatre fers...

La branche logistique a pour sa part souffert de la guerre au Darfour ou des attaques israéliennes au Liban. «La survenance d'événements majeurs inopinés tels que ceux-là engloutit de larges pans des budgets que les organisations humanitaires consacrent d'habitude aux affaires courantes, comme le remplacement de matériel. Mais cela nous ouvre aussi de nouvelles opportunités», explique le responsable.

Bref, l'optimisme est de rigueur. «Le grain planté l'an dernier promet de se traduire dès 2007 par de jolies moissons, comme le laisse supposer l'état de nos carnets de commandes», conclut-il.

Fabian Lacasse

(c) Tijd Nieuwslijn (tel: +32 2 4231769; fax: 32 2 4231610; mail: cnd@mediafin.be)

Publicité
Publicité

Echo Connect