Liège prend ses précautions suite à la langue bleue

Plusieurs animaux élevés dans la province de Liège ont fait l'objet de prélèvements pour déterminer s'ils étaient affectés par la fièvre catharrale du mouton, aussi appelée maladie de la langue bleue, apparue jeudi dans le sud-est des Pays-Bas, a indiqué vendredi une source communautaire. Les résultats de ces tests devraient être connus ce week-end.

(belga) Le transport de ruminants, de semences et d'embryons de ruminants, a par ailleurs été bloqué dans les régions du Limbourg et de la province de Liège situées dans un rayon de 20 km autour du foyer localisé dans une ferme de Kerkrade (sud du Limbourg néerlandais).

Les autorités néerlandaises avaient directement décrété le gel des exportations de ruminants néerlandais (bovins, chèvres et moutons) ainsi que le gel de tout mouvement de ruminants dans un rayon de 20 km autour de la ferme, dont certains zones en Belgique et en Allemagne.

Vendredi matin, des experts néerlandais, belges et allemands ainsi que de la Commission européenne se sont retrouvés à Bruxelles pour faire le point de la situation et les mesures à prendre. Une réunion des 25 experts vétérinaires européens est également programmée lundi.

Une zone de protection de 100 km de rayon devrait être décrétée prochainement, avec des mesures des surveillance accrue dans un rayon de 150 km.

Transmise par des moucherons et très courante en Italie et en Espagne, la fièvre catharrale - qui n'avait jusqu'ici jamais été signalée dans le nord de l'Europe - affecte tous les ruminants domestiques et sauvages, et peut facilement décimer 30 à 40 pc d'un cheptel ovin.

Une épidémie de maladie de langue bleue survenue en 1999 en Sardaigne avait ainsi provoqué la mort de de 600.000 moutons.

Les animaux affectés sont pris de fortes fièvres, leur tête gonfle tandis que la langue devient bleue. La maladie peut se transmettre aux vaches et aux chèvres, mais sans causer de maladie.

Les animaux peuvent être vaccinés contre la maladie menaçante, mais la souche doit préalablement être identifiée parmi la trentaine connues pour assurer la pleine efficacité du vaccin.

La fièvre catharrale ne représente toutefois aucun danger pour les humains. Il n'y a aucun risque de transmission à l'homme par la consommation de lait ou de viande, insiste la Commission européenne.

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