Max Fischer : jusqu'à 5 ans pour la faillite de la banque

Le tribunal correctionnel d'Anvers a prononcé jeudi des peines allant jusqu'à 5 ans de prison, avec sursis partiel, contre des responsables et des clients de la banque Max Fischer, dont la faillite frauduleuse avait été prononcée en 1997.

(BELGA) Le tribunal correctionnel d'Anvers a prononcé jeudi des peines allant jusqu'à 5 ans de prison, avec sursis partiel, contre des responsables et des clients de la banque Max Fischer, dont la faillite frauduleuse avait été prononcée le 9 janvier 1997.

André Zucker, 63 ans, un administrateur de la banque située dans le coeur du quartier diamantaire anversois, a été condamné à 5 ans de prison, dont 18 mois fermes, et à 247.893 euros d'amende.

L'autre administrateur, Bernard Fischer, 76 ans, a écopé de 3 ans de prison, dont un an ferme, et de 123.946 euros d'amende.

Selon le tribunal, les deux administrateurs étaient à l'origine des irrégularités commises au sein de la banque et des mécanismes frauduleux liés à des comptes fictifs à l'étranger.

"Ils ont transféré, via ces comptes, des centaines de millions d'anciens francs d'argent noir, les soustrayant ainsi au fisc. Les administrateurs voyaient cela comme une 'prestation de service' à leurs clients", a déclaré le tribunal, qui a qualifié les faits d'"hallucinants".

Le chef comptable, Victor Sterckx, a été condamné à un an de prison avec sursis, tandis que son adjoint s'en sort avec une simple déclaration de culpabilité.

Trois clients ont écopé d'un an de prison avec sursis, un quatrième de 6 mois avec sursis; six autres ont bénéficié de la suspension du prononcé de la condamnation.

Deux prévenus ont été acquittés.

André Zucker et Bernard Fischer accordaient également d'importants crédits sans aucune garantie pour la banque, ce qui a creusé le trou financier de cette dernière.

Lors d'un contrôle plus strict de l'établissement financier, ils ont monté différents mécanismes pour cacher ces irrégularités. "André Zucker surtout, secondé par le chef comptable Victor Sterckx, n'a observé aucune prescription légale, comptable ou de technique bancaire", a constaté le tribunal.

Les protagonistes dans ce dossier se sentaient au-dessus des lois, a-t-il ajouté. Même après le blocage de certains comptes bancaires par le juge d'instruction, ils ont tout fait pour pouvoir encore les vider.

Ces irrégularités ont provoqué, en 1997, la faillite de la banque Max Fischer, qui enregistrait alors un trou financier de 17 millions d'euros (700 millions de francs).

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