Onkelinx dément et lance des enquêtes sur Swift

La ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, n'était absolument pas au courant du fait que le gouvernement américain surveillait depuis plusieurs années les transactions financières internationales passant via l'entreprise Swift, a indiqué samedi le cabinet de la ministre.

(belga) Cette dernière a demandé vendredi des rapports à la Sûreté de l'Etat et à la CETIF sur ce dossier.

Le cabinet a ainsi tenu à apporter un 'démenti formel' aux informations publiées samedi matin par De Standaard, qui écrivait que Mme Onkelinx aurait été au courant de ces pratiques américaines menées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

'La ministre de la Justice, n'était, comme le Premier ministre, absolument pas au courant. Elle ne l'a appris que vendredi à la suite de la publication d'articles dans la presse', a indiqué la porte-parole de Mme Onkelinx.

Mme Onkelinx, a-t-elle précisé, a demandé vendredi un rapport complet sur cette affaire à la Sûreté de l'Etat et un autre rapport à la CETIF (Cellule de traitement des informations financières). La ministre a notamment demandé à la CETIF d'effectuer une analyse juridique de la situation.

Pour rappel, la loi oblige les institutions financières de rapporter à la CETIF toute opération suspecte en matière de blanchiment et de financement du terrorisme.

La Banque Nationale de Belgique (BNB) était au courant du fait que la société Swift, établie en Belgique, avait transmis depuis plusieurs années aux services américains engagés dans la lutte contre le terrorisme des données sur les transferts internationaux entre institutions financières.

La BNB aurait mis de manière informelle le ministre des Finances, Didier Reynders, au courant. 'Formellement, nous ne sommes pas au courant', indique-t-on dans ses services.

Le Premier ministre Guy Verhofstadt a indiqué vendredi qu'il n'avait appris la chose que le matin même, par la presse américaine.

Photo: Belga

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