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Pas de krach du marché hypothécaire en 2008

En 2008, le marché hypothécaire a connu une année mitigée. Si le nombre de demandes a progressé chez KBC et Dexia, il a reculé chez ING et Fortis. Selon KBC, l'espoir de baisses des taux hypothécaires et des prix immobiliers ont pu pousser les gens à postposer leur achat. Une reprise du marché hypothécaire n'est donc pas exclue dans les prochains mois, d'autant que la baisse des taux entamée l'automne dernier dans le sillage des réductions drastiques des taux directeurs dans la zone euro devrait se poursuivre.

Bruxelles (L'Echo) - Le marché hypothécaire a vécu une année 2008 mitigée. Le nombre de demandes a progressé chez KBC (+4,7 %) et Dexia (+2 %) mais a reculé chez ING (-8,8 %) et Fortis (-5 %). Certains acteurs ont constaté une détérioration au dernier trimestre de l'année écoulée, comme Dexia qui a accusé une chute de 6 % des demandes de crédits logement. Une évolution qui s'expliquerait par la dégradation du marché immobilier où le ralentissement touche tout particulièrement certains segments, comme les appartements dont les prix reculent de 10 %. « Globalement, l'immobilier ne montre pas de ralentissement, nuance-t-on chez Century 21. En moyenne, les biens sont restés en vente 115 jours en 2008 contre 113 jours en 2007. Les maisons de ville avec jardin sont encore très demandées ».

Contrairement à Dexia, KBC a connu une bonne fin d'année 2008, avec un bond de 49 % des demandes de crédits logement après un mois de novembre attentiste.

Selon KBC, l'espoir de baisses des taux hypothécaires et des prix immobiliers ont pu pousser les gens à postposer leur achat. Une reprise du marché hypothécaire n'est donc pas exclue dans les prochains mois, d'autant que la baisse des taux entamée l'automne dernier dans le sillage des réductions drastiques des taux directeurs dans la zone euro devrait se poursuivre.

La chute a été particulièrement sensible pour les taux hypothécaires variables. L'indice A, qui sert de référence pour les formules de prêts révisables annuellement a culminé à 4,557 en juillet, contre 4,065 en janvier 2008, avant de s'effondrer à 2,289 en décembre. Les taux fixes ont aussi diminué mais dans une moindre mesure. Dans un contexte de crise financière, les banques se ménagent en effet des marges plus importantes.

(c) - L'Echo

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