Plus de la moitié des sans-emploi de Hal-Vilvorde ne parle pas le néerlandais

©Lieven Van Assche

En décembre, 54,3% des sans-emplois de la zone Hal-Vilvorde n'étaient pas néerlandophones. A Drogenbos, Crainhem et Linkebeek, ils étaient plus de 90% à être francophones ou à parler une autre langue que le français ou le néerlandais.

(Belga) - Plus de la moitié des chercheurs d'emploi de la région de Hal-Vilvorde ne parle pas le néerlandais, stipulent les chiffres que le député flamand Mark Demesmaeker (N-VA) a obtenus auprès du ministre flamand de l'Emploi, Philippe Muyters (N-VA).

Ces chiffres montrent qu'en décembre dernier, 54,3% des 16.118 sans-emploi de Hal-Vilvorde n'étaient pas néerlandophones: 38% étaient francophones et pour 16,3%, la langue maternelle n'est ni le néerlandais ni le français. Le taux de demandeurs d'emploi non-néerlandophones est particulièrement élevé dans les communes à facilités linguistiques, comme Drogenbos (91,6%), Crainhem (90,4%) et Linkebeek (90,5%).

Selon Mark Demesmaeker, il ressort de ces chiffres que les communes qui comptaient jusqu'à présent peu de demandeurs d'emploi non-néerlandophones connaissent une augmentation de ceux-ci. Il en va ainsi à Affligem (où l'on est passé de 21,2% en 2007 à 23,1% en 2009) et Hérinnes (de 26% en 2007 à 35% in 2009).

Autre constatation: les sans-emploi non-néerlandophones qui suivent un cours de néerlandais ont augmenté de 15% en 2009. La N-VA s'en félicite mais trouve que le nombre d'élèves est encore trop faible. "Nous devons constater que moins d'un demandeur d'emploi sur 10 suit une formation en langue. C'est une situation regrettable, d'autant qu'ils diminuent leurs chances de trouver un emploi", a commenté le député.

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