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Pour la Belgique, la fusion Suez-GDF "reste l'hypothèse de travail"

"Le ministre belge des Finances Didier Reynders a estimé lundi que la fusion Suez-GDF restait "l'hypothèse de travail", malgré la possibilité d'une OPA sur Suez de l'homme d'affaires français François Pinault, et qu'il faudrait demander "l'avis" de la Belgique en cas de nouveau scénario.

(belga) "A ce jour, l'hypothèse de la fusion reste l'hypothèse de travail, c'est à partir de celà que nous continuons à voir évoluer le dossier", a dit M. Reynders sur BFM. "Mais (...) si une autre mécanique devait intervenir, si l'on devait avoir une OPA et une partie du groupe Suez seulement venant vers GDF, ou si l'on devait avoir encore pour d'autres raisons, éventuellement politiques, plus d'importance de l'Etat français dans la nouvelle entité, nous demanderions à revoir les termes de la négociations qui s'est tenue avec le gouvernement belge", a-t-il expliqué.

Suez est la maison mère d'Electrabel, principal fournisseur d'électricité et de gaz en Belgique.Le 6 octobre, après des mois de négociations, le gouvernement belge avait notamment obtenu que Suez cède une partie de sa production électrique, de manière que le deuxième électricien du pays, la SPE --qui détient actuellement 10% du marché-- et une entreprise étrangère à déterminer détiennent chacune, à terme, 15% de la production électrique belge.

"Je crois que si des plans doivent être mis sur pied, il faudra venir demander notre avis", a souligné M. Reynders. "Je le répète régulièrement aux différents intervenants dans le dossier je n'ai pas vu d'initiative venant de part de François Pinault à notre égard", a-t-il ajouté.Interrogé sur le moyen de peser dans le dossier, le ministre belge a assuré qu'il y avait "deux armes fondamentales": la concurrence et l'outil fiscal."

L'une c'est l'arme de la concurrence, tant les autorités européennes que belges doivent vérifier que le marché sera respecté, qu'il y aura plusieurs acteurs dans le secteur de l'électricité et du gaz", a-t-il dit."Il y a évidemment l'outil fiscal qui intervient: on peut prévoir un régime fiscal dans les secteurs de l'énergie qui est plus ou moins favorable à ces groupes à partir du moment où ces groupes qui interviennent respectent un certain nombre de principes et je le répète, le premier de ces principes, c'est la concurrence", a-t-il conclu.

Photo Belga

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