Reynders reçoit une délégation de contestataires

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Dans une lettre, une quarantaine de parlementaires demandent à Didier Reynders de quitter la présidence du MR. La fameuse lettre invite Didier Reynders à organiser soit une élection présidentielle dans les deux mois; soit un référendum sur la pertinence du cumul président-ministre et, en cas de vote défavorable, le mandat à abandonner.

Bruxelles (L'Echo) - Le président du MR Didier Reynders a confirmé mardi qu'il recevrait "la délégation qui voudra venir", évoquant ainsi la demande de plusieurs contestataires au sein du MR pour le rencontrer.


M. Reynders a précisé que l'invitation avait été lancée.

Il répondait ainsi à la demande des signataires d'une lettre qui lui a été adressée lundi, réclamant l'organisation d'élections internes ou une consultation des membres sur le cumul des fonctions.

 

Pour rappel, lundi, en prélude au bureau du parti, 36 mandataires MR lui ont remis une lettre réclamant son départ de la présidence. Parmi les signataires, on retrouve deux ministres (Charles Michel et Olivier Chastel), le chef de groupe au Parlement wallon Willy Borsus et son prédécesseur Serge Kubla, une vingtaine de parlementaires fédéraux, régionaux et européens. Dont, bien entendu, Louis Michel, la seule personnalité électoralement à même de contester le leadership de Reynders, la seule à pouvoir fédérer la grogne diffuse à tous les échelons du parti. Enfin presque tous: on notera l'absence de tout mandataire FDF parmi les signataires, dont l'écrasante majorité est élue en Wallonie.

La fameuse lettre invite Didier Reynders à organiser soit une élection présidentielle dans les deux mois; soit un référendum sur la pertinence du cumul président-ministre et, en cas de vote défavorable, le mandat à abandonner. Elle a été remise lundi matin, juste avant la réunion des instances du parti.

Cela a provoqué une longue discussion (2h30), au terme de laquelle Reynders retient «une volonté commune d'atterrir dans l'intérêt de l'image du parti». Il devrait donc rencontrer les principaux signataires de cette lettre, afin d'étudier comment les statuts permettraient de dégager des réponses à certaines questions «dans les prochains jours». Reynders semble donc prêt à accélérer des réformes internes et programmatiques prévues pour le printemps prochain. Mais, fort de «la légitimité» que lui confère sa réélection l'an dernier pour un mandat de quatre ans, il précise bien les choses: son départ peut éventuellement être la conclusion des discussions mais en aucun cas un préalable à celles-ci. 

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