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Site de la Défense piraté par des nationalistes turcs

Le site internet du ministère belge de la Défense a fait l'objet d'un piratage, apparemment par un groupe de nationalistes turcs, se déclarant "petits-enfants de l'Empire ottoman". Le ministère de la Défense va déposer plainte à la suite du piratage de son site internet, a affirmé la porte-parole du département, Ingrid Baeck.

(belga) Le site du ministère était inaccessible vers 13h30, après avoir, peu auparavant, présenté une page d'accueil inhabituelle et affirmant "Hacked by VolTigoRe - Turk Forcers". Cette mention a toutefois ensuite disparu.

Pendant la période du piratage, dont la durée n'a pu être déterminée, la page d'accueil était remplacée par une autre présentant - en très mauvais anglais - "l'explication".

Les pirates, défenseurs de l'Islam et se présentant les "petits-enfants de l'Empire ottoman", faisaient allusion au génocide arménien de 1915-1917, en affirmant en substance que les Turcs n'avaient fait que se défendre contre les Arméniens "qui ont tué beaucoup de Turcs".

"Il n'y a pas de problème kurde en Turquie", ajoutait la page des "hackers", accusant le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste et illégal) d'être un mouvement terroriste soutenu de l'extérieur.

Ils menaçaient aussi de "ne jamais cesser de pirater vos sites" (internet) "si vous faites des erreurs à propos de la Turquie" en s'en prenant à leur police, à leurs soldats et à leurs Premiers ministres.

La porte-parole du département, Ingrid Baeck, a toutefois souligné que ce site (www.mil.be), géré par la direction générale Image et Relations publiques (DG-IRP) du ministère, ne contenait "aucune donnée confidentielle", étant surtout la vitrine de l'armée sur la toile. Mme Baeck a assuré qu'une enquête avait immédiatement été ouverte pour déterminer comment ce piratage avait pu avoir lieu.

"Les mesures seront renforcées pour éviter une répétition", a-t-elle ajouté, assurant que le département allait déposer plainte contre les auteurs de cette attaque informatique.

La porte-parole a rappelé que d'autres sites de ministères de la Défense, dont celui du Pentagone, avaient déjà fait l'objet d'attaques de hackers.

A 18h00, le site de la Défense restait toujours inaccessible.

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