Trois élevages touchés aux Pays-Bas, deux cas suspects en Flandre

Trois élevages du sud-est des Pays-Bas sont touchés par la fièvre catarrhale du mouton, dite maladie de la langue bleue, et des soupçons se portent sur 13 autres, a annoncé vendredi à l'AFP le ministère de l'Agriculture.

(afp) Toutes ces entreprises "se trouvent dans un rayon de 20 kilomètres autour de la première entreprise où le virus a été dépisté jeudi soir, à Kerkrade (...) Une interdiction totale de transporter des ruminants y a été décrétée", a déclaré une porte-parole du ministère, Marjet Heins.

Ces élevages se trouvent dans la province du Limbourg-sud, région frontalière avec la Belgique et l'Allemagne. Dans le Limbourg belge, deux cas suspects sont également en cours d'examen.

"Le gel des exportations de tous les ruminants (bovins, ovins et caprins) et des produits vivants dérivés (embryons, sperme, cellules) hors des Pays-Bas est maintenu", a souligné la porte-parole. Ce gel avait été annoncé jeudi soir.

A Bruxelles, la Commission européenne a annoncé qu'elle devrait décider lundi de mesures de restriction au transport et au commerce des ruminants dans une zone de 150 kilomètres autour des foyers constatés aux Pays-Bas, lors d'une réunion avec les autorités vétérinaires des pays du Bénélux et de l'Allemagne.

L'un des agriculteurs touchés, propriétaire d'un élevage de 1.400 bêtes, a constaté la mort suspecte de douze moutons ces derniers jours, ont rapporté les médias néerlandais. Six autres animaux sont malades.

"Pour l'instant, nous ne voyons pas la nécessité d'un abattage, car l'abattage est censé éliminer le foyer d'une épidémie. Ici, il n'y a pas de foyer car la maladie se transmet par des moustiques", a également indiqué Mme Heins.

Elle a également exprimé ses réticences vis-à-vis de la vaccination, qui peut rendre les animaux malades et dont l'efficacité n'est pas assurée tant que la souche du virus n'a pas été établie.

Une zone de sécurité de 150 km autour de l'élevage a été décrétée, comme le prescrivent les directives européennes. Elle interdit le transport de tout ruminant vers et hors de cette région.

Le gel des exportations, pour l'ensemble du pays, ou limité à certaines régions, pourrait durer plusieurs semaines, selon le ministère.

C'est la première fois que cette maladie est diagnostiquée dans le nord de l'Europe. Au sud du continent, autour de la Méditerranée, la maladie est courante.

La fièvre catarrhale du mouton, plus communément appelée maladie de la langue bleue, est une infection virale transmise par les Culicoides, une espèce de moucherons piqueurs.

Elle se traduit par de fortes fièvres, un gonflement de la tête de l'animal et le bleuissement de sa langue et peut également se transmettre aux bovins et caprins, sans causer de maladie.

La maladie de la langue bleue ne présente aucun risque de transmission à l'être humain.

En 2005, les Pays-Bas ont exporté 536.419 ruminants vivants pour un montant de 114,126 millions d'euros, selon les chiffres de l'association des professionnels du secteur.

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