Wallonie/Flandre: un économiste démonte les clichés

L'idée d'une Wallonie que la Flandre traîne comme un boulet «s'appuie sur des clichés et non sur un diagnostic objectif de la réalité», estime le professeur Michel Quévit (UCL), spécialiste de l'économie régionale.Son analyse se base notamment sur des données européennes, qui montrent une économie wallonne tout à fait comparable aux autres régions de vieille industrie.

Bruxelles (L'Echo) - L’étude de Michel Quévit démonte une série de clichés sur les économies wallonnes et flamandes. La première n’est pas à la traîne de l’Europe et la seconde n’est pas au sommet. Elles sont toutes deux dans le peloton, même si la Flandre est bien entendu mieux placée que la Wallonie. Quand il analyse la productivité, les efforts d’innovation ou le rythme de croissance, l’économiste retrouve chaque fois la même relativisation des différences belgo-belges.

Il constate par ailleurs que l’économie wallonne affiche toutefois une santé comparable aux autres régions de tradition industrielle, qui peinent toutes à se reconvertir dans une économie mondialisée. Les difficultés sont structurelles et «il n’y a dès lors aucune raison objective de stigmatiser les Wallons comme étant les responsables de la situation de maldéveloppement de l’économie régionale», comme le professeur Quévit.

L'économiste relève que ces régions industrielles sortent de la crise. Mais lentement. "Le chemin à parcourir pour se hisser au niveau de la moyenne communautaire continuera à exiger pendant de nombreuses années encore des politiques proactives de développement ciblées sur les nouveaux facteurs de compétitivité", dit Michel Quévit.

C.D.C.

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