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Chômage économique et prépensions au plus haut

La crise affole les entreprises, contraintes de recourir massivement au chômage temporaire.

Bruxelles (L'Echo) - La crise pousse les entreprises à actionner toutes les soupapes pour limiter la casse. Et les compteurs s'affolent. En février 2009, l'Office national de l'Emploi (Onem) a recensé près de 117 000 prépensionnés. C'est un record pour cette décennie. Il faut remonter à janvier 2000 pour trouver un chiffre presque comparable (116 758 exactement).

La tendance est à la hausse depuis plusieurs mois déjà. Le temps du « Pacte des générations » et des bonnes résolutions (« il faut maintenir les seniors au travail ») est bien loin… Lors d'une restructuration, le « réflexe » reste de se séparer des travailleurs plus âgés.

Autre signe inquiétant : le chômage économique. On assiste à une véritable explosion. En février, près de 289 000 personnes étaient concernées, dont plus de 190 000 en Flandre. Près d'un ouvrier sur trois occupé dans le secteur industriel belge est ainsi touché !

C'est une augmentation de plus de 20 % sur un mois et d'environ 70 % sur un an. Et de nombreuses entreprises auraient aussi recours à des astuces alternatives, comme, par exemple, inciter leurs salariés à recourir au crédit-temps.

Dernier exemple en date du « succès » du chômage économique : Caterpillar. La filiale belge du fabricant américain d'engins de génie civil y recourt massivement pour amortir la chute des commandes. Ses 4 500 collaborateurs ne travaillent plus qu'une semaine sur cinq.

Mais si la reprise ne pointe pas d'ici la fin 2009, ce ne sera plus tenable, avertit sa direction. Qui, comme beaucoup d'autres, souhaiterait aussi utiliser le dispositif pour ses employés. De quoi sauver directement une centaine d'emplois.

 

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