Edmund Phelps: "L'euro va survivre"

L'économiste américain, prix Nobel d'économie, ne veut pas sombrer dans le pessimisme le plus noir, comme certains de ses collègues. Oui, la situation est critique. Mais l'euro va survivre.

Bruxelles (L'Echo) - Edmund Phelps, prix Nobel d’économie en 2006, était à Bruxelles pour recevoir les insignes de Docteur honoris causa de l’Université libre de Bruxelles (ULB) dans le cadre de la " semaine des Nobel ". Le professeur de Columbia, 76 ans, est considéré comme un monument dans le monde économique. "L’Europe vit actuellement des moments difficiles" dit-il. "La situation grecque est extrêmement sérieuse. Non seulement pour la Grèce. Mais aussi pour le reste de l’Europe. Les marchés du crédit vont devenir plus nerveux en voyant ce qui arrive aujourd’hui à des pays qui ont fait preuve d’irresponsabilité en matière fiscale."

Mais il pense néanmoins que l'euro va survivre. "Dans le scénario le plus noir, l’Union monétaire pourrait se poursuivre sans la Grèce. Mais c’est un scénario extrême."

En termes de perspectives économiques, certains économistes soulignent que la baisse actuelle de l’euro sur le marché des changes est ce dont l’Europe a précisément besoin pour relancer les exportations. "Je ne suis pas de cet avis" confie Phelps. "Un euro faible va être accompagné de taux d’intérêt et de primes de risques plus élevés. Il va aussi entraîner une hausse de l’inflation. Ce n’est pas très bon pour l’économie, la croissance et l’emploi."

Lisez l'interview complète ce vendredi dans L'Echo

M.L.

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