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Etat de la Wallonie: à quand un tel discours le 1er mai? (Kubla)

Le chef de groupe MR, Serge Kubla, a relevé mercredi les références multiples qu'a faites Elio Di Rupo au monde de l'entreprise. Il a donc appelé l'intéressé à mettre en concordance le discours qu'il a tenu en tant que ministre-président wallon à celui qu'il tient habituellement en tant que président du PS."Vous avez fait un discours que vous auriez pu faire sans crainte devant l'Union wallonne des entreprises. J'attends que vous le fassiez le 1er mai devant vos militants", a-t-il souligné.

(belga) Le Réformateur a mis en avant un certain nombre d'indicateurs qui, selon lui, tempèrent singulièrement l'enthousiasme du ministre-président: le chômage, le nombre de personnes qui émargent au CPAS, etc. Il a aussi regretté l'absence de référence à la bonne gouvernance en Wallonie après une année marquée par les affaires.M. Kubla a par ailleurs voulu se démarquer de l'appel de M. Di Rupo à aimer la Wallonie. "Nous somme attachés à notre Région. Il n'y a pas de bons et de mauvais Wallons et quand nous vous critiquons, nous rendons service à notre Région. Si vous voulez que la Wallonie bouge, n'esquivez pas le débat", a-t-il dit.Bernard Wesphael (Ecolo) a abondé dans le même sens. "Je ne compte pas tomber dans le piège que vous nous avez tendu: au nom de la nécessité d'aller tous dans la même direction, l'opposition n'aurait plus rien à dire, elle n'aurait plus le droit à un discours critique", a-t-il dit, avant de rappeler lui aussi les indicateurs de pauvreté wallons et les affaires qui ont marqué la vie régionale.Dans la majorité, on a eu à coeur de contester un discours qualifié de pessimiste. "Nous avons mis la création d'activités, d'entreprises et d'emplois au coeur de toute notre politique et nous avons fait du relèvement de la Wallonie la pierre angulaire de nos actions. Je me félicite de cette obsession qui nous honore", a expliqué le chef de groupe cdH, Michel de Lamotte.S'il s'est félicité de l'action du gouvernement, le centriste a insisté sur la question de la formation et la nécessité de réformes courageuses dans ce secteur.Le PS a évoqué les efforts déployés depuis 1999 pour le redressement wallon. "Sur le terrain, les frémissements de ce changement sont perceptibles, tout le monde en convient", a dit le chef de groupe Maurice Bayenet.

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