Il faudra 25 ans pour ramener la dette belge sous les 60% du PIB

Les successeurs de Guy Vanhengel et Melchior Wathelet n'auront pas des années faciles devant eux, avec une dette belge de 335 milliards d'euros.

Le Japon aura besoin de 74 ans et l'Italie de 50 ans pour ramener leur dette au niveau "raisonnable" de 60 de son PIB, selon les calculs de l'Institut for management development, basé en Suisse.

(AFP) - Les pays industrialisés souffrent d'une "malédiction" de la dette et certains Etats comme le Japon pourraient prendre jusqu'en 2084 pour ramener leur endettement à un niveau raisonnable, a indiqué mercredi l'Institute for management development (IMD).

"Les déficits budgétaires atteignent aujourd'hui des sommets et on estime que l'endettement moyen des pays du G20 va grimper de 76% de leur PIB total en 2007 à 106% en 2010", a averti le professeur Stéphane Garelli, directeur du centre mondial de compétitivité de l'IMD dont le siège est en Suisse.

Dans l'étude publiée par ce centre, les chercheurs ont estimé le temps qu'il faudra à différentes nations pour ramener la dette à 60% de leur PIB, soit les critère de Maastricht en vigueur dans la zone euro.

Selon ces calculs, il faudra 74 ans au Japon pour ramener sa dette sous cette barre, 50 ans à l'Italie, 27 ans au Portugal et 25 ans à la Belgique. Les Etats-Unis atteindront cet objectif en 2033, l'Islande en 2032, la Grèce et 2031 et la France en 2029.

Tous les pays fortement endettés ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. "Le Japon, l'Italie et la Belgique sont fortement endettés, mais leurs créanciers sont principalement des institutions nationales", précise Garelli.

En revanche, la Grèce et le Portugal font face aux demandes de banques étrangères, qui détiennent 106 milliards d'euros de la dette grecque et 44 milliards de la dette portugaise. Ces deux pays, ainsi que l'Espagne -qui sont au centre d'une nouvelle crise financière en Europe en raison de leur dettes publiques importantes- souffrent par ailleurs d'un "problème de crédibilité" car ils n'ont pas les moyens de rembourser.

"Ce qui importe, est non seulement la taille absolue de la dette publique mais aussi le temps qu"il faudra pour la résorber", a expliqué le professeur, selon lequel des pays fortement endettés risquent de subir une importante perte de compétitivité.

L'UE a mis en place le 10 mai un plan de secours historique de la zone euro avec l'aide du FMI de 750 milliards d'euros, destiné à calmer les marchés affolés par la gravité de la situation de la Grèce et les risques de contagion à d'autres pays tel que l'Espagne et le Portugal.

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