L'activité bancaire internationale remonte la pente

Les activités bancaires internationales, mesurées à travers les prêts consentis à l'étranger, ont continué de remonter la pente au troisième trimestre 2009, grâce à un regain d'activité dans les marchés émergents, d'aprés la Banque des règlements internationaux.

Bruxelles (AFP) - D'après la Banque des Règlements Internationaux (BRI), les prêts consentis à l'étranger ont ralenti leur chute.

Entre juillet et septembre, les créances internationales brutes ont certes reculé de 235 milliards de dollars pour atteindre 30.600 milliards de dollars, selon le rapport trimestriel de "la banque centrale des banques centrales".
Mais ce document relève que ce déclin est "moins fort qu'aux trois trimestres précédents".

Avec le ralentissement du commerce mondial et la crise qui a secoué le secteur financier, les créances internationales s'étaient effondrées de 1.788 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008.

Ces créances recouvrent les prêts consentis par des banques aux institutions financières d'un autre pays, à des multinationales étrangères, pour financer des opérations immobilières d'envergure à l'étranger ou encore des exportations.

La chute des prêts internationaux interbancaires a majoritairement contribué à la baisse, enregistrant pour la période sous revue un recul de 224 milliards de dollars.
Les prêts internationaux aux entreprises ont quant à eux baissé de 10,6 milliards de dollars, selon la BRI.

Le rapport souligne "une activité vive" dans les prêts aux entreprises des pays émergents hors secteur financier, notamment en Amérique latine (+7% ou 18 milliards de dollars) et en Asie (+6% ou 16 milliards de dollars).

Dans les pays développés, ce type de prêts, s'élevant à 8.424,4 milliards de dollars, a reculé de 0,4%.

Les créances internationales en dollars américains ont par ailleurs augmenté pour la première fois depuis un an, de 1% ou 154 milliards de dollars, alors que les créances en euros ont décliné de 168 milliards de dollars, souligne la BRI.

Corrigées des effets de change, les créances internationales consolidées, qui ne comprennent pas les prêts consentis entre maisons mères et/ou filiales d'un même groupe, ont décliné de 525 milliards de dollars sur la période.

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