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L'atterrissage en douceur de l'économie US se confirme grâce à la consommation

Le scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie américaine semble se confirmer grâce à la santé affichée par les consommateurs même si l'inflation reste un risque, selon les statistiques publiées vendredi. La consommation s'est montré vigoureuse en décembre avec une hausse de 0,9% des ventes de détail par rapport à novembre, a indiqué vendredi le département du Commerce et de +1% hors automobile.

(afp) C'est la plus forte hausse enregistrée depuis juillet pour l'indice général et, pour les chiffres hors automobile, la hausse la plus importante depuis janvier 2006.

Elle est supérieure aux attentes des analystes qui tablaient sur une progression de 0,7% seulement de l'indice général et de 0,5% hors automobile.

Les chiffres récemment publiés sur l'économie américaine "n'annoncent pas une forte croissance au 4e trimestre mais diminuent les risques négatifs pesant sur l'économie au début de 2007. Si les entreprises commencent à reconstituer leurs stocks, l'économie américaine pourrait connaitre des poussées de croissance", ont estimé les économistes de la SGIB dans une note.

Les stocks des entreprises ont progressé de 0,4% en novembre par rapport à octobre et leurs ventes de +0,5%, a également indiqué vendredi le département du Commerce. Le chiffre pour les stocks est légèrement supérieur aux attentes des analystes économiques qui étaient de +0,3%.

Les ventes de détail ont surtout profité en décembre de la progression des ventes des stations-services, en raison de l'augmentation du prix de l'essence, ainsi que de celles de produits électroniques et de restaurants et bars pendant la période de fin d'année.

Sur un an, les ventes de détail ont augmenté de 5,4% en décembre et de 5,8% hors automobiles.

La vigueur des dépenses de consommation, qui représentent les deux-tiers du Produit intérieur brut (PIB) américain, soulage les craintes sur les conséquences de la déprime sur le marché du logement aux Etats-Unis observée ces derniers mois.

"La hausse de la consommation semble en passe d'atteindre, voire de dépasser, les 3,5% au 4e trimestre (2006) et la croissance du PIB pourrait être supérieure aux attentes et dépasser 3%", a estimé l'économiste indépendant Joël Naroff.

"Cela va maintenir la pression sur la Fed qui disait pourtant encore récemment que le ralentissement économique pourrait devenir son souci principal, plutôt que l'inflation", a-t-il ajouté.

Plusieurs responsables de la banque centrale américaine ont toutefois mis ces derniers jours l'accent sur les risques d'inflation.

Le vice-président de la Réserve fédérale (Fed), Donald Kohn, a estimé lundi qu'il était encore trop tôt pour dire si la baisse de l'inflation récemment constatée aux Etats-Unis va se confirmer dans les prochains mois, même si elle devrait être inférieure cette année à ses niveaux de 2006.

Le président de la Réserve fédérale de Chicago Michael Moskow, qui fait partie cette année du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), a jugé mercredi que l'inflation reste toujours le souci principal pour l'économie américaine.

L'indice des prix à l'importation, surveillé par la Fed pour tenter de jauger les risques d'inflation, a marqué une hausse de 1,1% en décembre par rapport à novembre, supérieure aux +0,6% attendus par les analystes, selon des chiffres également publiés vendredi.

Sur un an, leur progression atteint 2,5%, les prix des seuls produits pétroliers bondissant de 6,2%.

"La probabilité d'une baisse des taux de la Fed au 1er trimestre semble inférieure aujourd'hui", ont estimé les économistes de la banque Wachovia.

Le FOMC doit se réunir le 31 janvier. Il avait décidé de laisser son taux directeur stable à 5,25% lors de ses quatre dernières réunions, indiquant qu'il adapterait sa politique en fonction des indices économiques afin de respecter l'équilibre entre croissance économique et lutte contre l'inflation.

Photo Belga

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