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L'euro est au plus bas depuis novembre face au dollar

L'euro a reculé à un nouveau plus bas depuis la fin novembre face au dollar vendredi, sous 1,29 dollar, avant de se reprendre légèrement en fin d'après-midi, alors que les perspectives d'une baisse des taux d'intérêt à court terme aux Etats-Unis s'évanouissent.

(afp) Il a également chuté à des plus bas depuis deux ans et demi face à la livre sterling dopée par la hausse des taux britanniques depuis jeudi.Vers 17H00 GMT (18H00 à Paris), l'euro valait 1,2926 dollar contre 1,2892 dollar jeudi vers 22H00 GMT, après un plus bas depuis le 22 novembre à 1,2868 dollar.Le dollar valait 120,39 yens contre 120,43 yens la veille.Les ventes de détail américaines en décembre ont progressé de 0,9% par rapport à novembre, leur plus forte hausse depuis juillet.Cette publication s'ajoute à la longue liste d'indicateurs positifs aux Etats-Unis depuis le début de l'année: un indice ISM d'activité industrielle revenu dans le vert en décembre, 167.000 créations d'emplois - bien plus que prévu - en décembre, et un déficit commercial nettement réduit en novembre.L'euro a donc reculé jusqu'à 1,2868 dollar avant de se redresser quand les opérateurs ont pris une partie de leurs bénéfices sur le billet vert avant le week-end.La conséquence de l'amélioration des perspectives économiques aux Etats-Unis, c'est que l'éventualité d'une baisse des taux d'intérêt américains au premier trimestre, qui avait nui au dollar en fin d'année, semble s'être évanouie."Ce qu'il faut retenir de ce début d'année, c'est que l'attention des investisseurs reste focalisée sur l'évolution des taux d'intérêt, et que les anticipations de taux américains ont été nettement réévaluées", a expliqué Audrey Childe-Freeman, économiste à la CIBC."Tant que les investisseurs ne sauront pas avec certitude que la Réserve fédérale américaine en a bel et bien fini avec ses resserrements monétaires, et que le prochain mouvement des taux sera une baisse, le dollar va bien se comporter", a-t-elle ajouté.Dans cet environnement centré sur le différentiel des taux, la faiblesse des taux japonais a continué de peser sur le yen. Et même si la Banque du Japon (BoJ) devait relever la semaine prochaine son taux directeur de 0,25 à 0,50%, la différence aurait au mieux une portée symbolique."La BoJ n'est pas en position de normaliser les taux d'intérêt", a expliqué Audrey Childe-Freeman. De fait, la hausse de 0 à 0,25% des taux au Japon remonte à juillet, ce qui témoigne d'une approche plus que prudente.

Par ailleurs, la livre continuait de profiter de la hausse des taux d'intérêt à 5,25% jeudi en Grande-Bretagne. L'euro a reculé sous le seuil de 0,66 livre pour la première fois depuis août 2004 vendredi, à 0,6598 livre.

Photo Belga

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