L'Unizo en guerre contre les chèques repas

Karel Van Eetvelt, directeur général de l'Unizo ©Photo News

L'organisation flamande des classes moyennes estime qu'ils ne sont pas pratiques à l'usage pour le consommateur et ils engendrent trop de coûts pour les employeurs et les commerçants. Le ministre de l'Economie Vincent Van Quickenborne estime quant à lui que l'introduction du chèque-repas électronique est à court terme la seule solution réaliste de rechange à la version papier actuelle.

(Belga) - L'Unizo, l'organisation des Classes moyennes flamandes veut qu'il soit mis fin au système des chèques repas et autres écochèques. Pour le patron de l'Unizo, Karel Van Eetveld, cité par le quotidien "Het Laatste Nieuws", ils ne sont pas pratiques à l'usage pour le consommateur et ils engendrent trop de coûts pour les employeurs et les commerçants.

D'une enquête réalisée auprès de ses membres, Unizo dit avoir appris que la moitié des employeurs étaient partisans de la suppression des écochèques. Ils ne sont que un sur dix à vouloir leur maintien. Les chefs d'entreprise et les commençants veulent la disparition des chèques en raison des tracasseries qu'ils engendrent, mais aussi parce qu'ils leur coûtent trop cher.

"Cela vaut aussi pour les chèques repas"
, a ajouté Karel Van Eetvelt. Pour lui, le système joue surtout en faveur des sociétés Sodexho et Accor, les deux entreprises françaises qui distribuent les chèques. Leur bénéfice annuel brut est de l'ordre de 16 millions d'euros. En Belgique, on distribue chaque année pour quelque 250 millions d'euros en chèques repas à 1,3 millions de travailleurs.

Il serait plus intéressant de verser directement le montant de ces chèques aux travailleurs, car même une carte de paiement électronique spécifique comporterait des coûts, ajoute le patron de l'Unizo.

Réagissant aux critiques de l'Unizo, le ministre de l'Economie Vincent Van Quickenborne, estime que l'introduction du chèque-repas électronique est à court terme la seule solution réaliste de rechange à la version papier actuelle.

Il rappelle l'accord intervenu à ce sujet entre partenaires sociaux ainsi que celui de fin février en conseil des ministres.
Leur coût ne pourra être supérieur à celui de la version papier, souligne-t-il. L'introduction de la version électronique est prévue pour l'automne et limitera déjà les tracasseries administratives et les coûts, fait-il valoir.

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