La Belgique échappe "encore" à la privatisation des soins de santé

La Belgique échappe pour l'instant à la grande tendance internationale de privatisation partielle des soins de santé, relève Ernst&Young dans une étude portant sur la privatisation de la santé dans sept pays européens et aux USA. A moyen terme, la Belgique, qui fait encore "cavalier seul", devrait suivre la tendance.

(belga) Le vieillissement de la population, l'augmentation des coûts sur le budget public, les progrès médico-scientifiques ont augmenté le coût des soins de santé dans les pays occidentaux.

Cette tendance générale s'est accompagnée d'une privatisation partielle des soins de santé. Jusqu'à présent, la Belgique a opté pour une autre voie, note Ernst&Young. Selon l'étude, la tendance globale est à la privation de pans entiers des soins de santé avec notamment le recours à des assurances privées. La Belgique maintient le principe d'une assurance publique et tend à limiter la surconsommation des soins de santé via l'augmentation du ticket modérateur.

Un certain nombre d'observateurs se demandent si la Belgique ne devrait pas "proposer une formule de base et laisser les services plus spécialisés aux assurances privées". Concernant la "commercialisation" des hôpitaux, la Belgique n'a pas encore choisi cette voie "mais les fusions d'hôpitaux de ces dernières années et la professionnalisation des structures gestionnelles pourraient être les signes précurseurs d'une privatisation plus intense".

Photo Belga

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