La Belgique prépare mal le vieillissement

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Le Bureau du Plan ramène le gouvernement les pieds sur terre. La confection d'un budget 2008 à l'équilibre avait permis, mardi dernier, à la majorité de s'auto-congratuler. Mais les experts du Plan viennent casser ce bel enthousiasme. Leur verdict est sans appel : les finances publiques belges sont aujourd'hui dans une plus mauvaise posture qu'au début des années 2000 pour faire face au coût financier du vieillissement.

Bruxelles (L'Echo) - Le Bureau du Plan ramène le gouvernement les pieds sur terre. La confection d'un budget 2008 à l'équilibre avait permis, mardi dernier, à la majorité de s'auto-congratuler. Mais les experts du Plan viennent casser ce bel enthousiasme. Leur verdict est sans appel : les finances publiques belges sont aujourd'hui dans une plus mauvaise posture qu'au début des années 2000 pour faire face au coût financier du vieillissement. En cause : la politique menée durant les dernières années. En substance, le gouvernement n'a pas mis d'argent de côté pour assurer les dépenses futures de pensions ou de soins de santé. Un désaveu cinglant pour la politique budgétaire des gouvernements Verhofstadt. Exemple : cette année, l'équilibre sera atteint. Mais il aurait fallu dégager un boni de 0,5 % du PIB.

Le Bureau du Plan esquisse aussi les solutions possibles. Elles feront mal. Il faudra un effort budgétaire très important dans les prochaines années pour préparer la Belgique au coût du vieillissement. A court terme, 1 % du PIB. Davantage encore par la suite. On doit aussi mener des réformes d'ampleur sur le marché du travail. Sinon, les générations futures banqueront.

A. Nx
(c) - L'Echo

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