La croissance belge devrait se poursuivre à un bon rythme en 2007 (IRES)

L'expansion de l'économie belge devrait se poursuivre à un bon rythme en 2007, selon l'IRES, l'Institut de recherches économique et sociale de l'UCL qui publie ce vendredi ses prévisions trimestrielles.

(belga) L'IRES prévoit une croissance économique qui retomberait à 2,2 % nourrie par la demande intérieure dans un cadre économique international moins porteur qu'en 2006. La demande intérieure serait le moteur principal de l'expansion économique, grâce notamment à l'amélioration appréciable de la situation du marché du travail que l'on a connue en 2006. Après avoir augmenté de 2,4 % en 2006, la consommation privée des ménages continuerait à bien progresser en 2007 (+ 2,2 %), indique l'IRES qui pense que le taux d'épargne des ménages diminuera en 2007.

De leur côté, les entreprises devraient maintenir un effort d'investissement important durant l'année 2007. Dans le contexte des perspectives de croissance économique qui vient d'être décrit, l'emploi continuerait à progresser en 2007. Après avoir augmenté de 1,0 % en 2006, l'emploi augmenterait encore de 1,0 % en 2007. Sur l'ensemble de l'année 2007, environ 40.000 emplois nets seraient créés. Fort de ce résultat, le nombre de chômeurs serait, fin 2007, en baisse de 20.000 unités par rapport à fin 2006.

Le taux d'inflation générale devrait passer de 1,8 % en 2006 à 1,7 % en 2007. Dans ses prévisions, l'Institut constate que l'environnement international est moins porteur en ce début d'année.

En 2007, la croissance de l'économie belge aura essentiellement à souffrir du ralentissement de l'économie américaine, qui a un effet modérateur sur la croissance de la demande mondiale. Ce facteur se double d'une dégradation de la compétitivité des entreprises, à la suite de la forte appréciation de la monnaie européenne par rapport au dollar (+12 % sur un an en décembre).

Le ralentissement de la demande étrangère de biens et services de la Belgique demeure pour l'instant limité grâce à la bonne santé actuelle de l'économie européenne, en particulier de l'Allemagne dont l'économie reprend progressivement son rôle de "locomotive" au sein de l'Union européenne, note l'Ires. Le climat international moins porteur aura pour effet de modérer quelque peu le rythme de la croissance économique, qui retomberait à 2,2 %.

"Mais à l'heure actuelle, l'économie belge nous semble être en mesure de pouvoir résister à la décélération de la demande étrangère. Bien qu'en baisse, la confiance des industriels est en effet toujours élevée et, dans les autres secteurs (construction, commerce, services aux entreprises), le climat des affaires apparaît bien orienté en ce début d'année", indiquent les chercheurs de l'IRES.

Photo Belga

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