La croissance revue à la hausse, à 2,5%, prédit la BNB

Outre le taux revu à la hausse de 0,4% pour 2007 (soit 2,5%), la Banque nationale prédit une croissance de 2,2% pour l'année prochaine.

(BELGA) Le prochain gouvernement devrait pouvoir disposer de marges de manoeuvre budgétaires plus importantes que prévu si l'on en croit les derniers chiffres de croissance, de 2,5%, annoncés jeudi par le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden.

C'est 0,3% de plus que le taux retenu pour l'élaboration du budget 2007 et 0,4% de plus qu'en décembre.

Comme le veut la tradition, le gouverneur a été reçu jeudi par l'informateur. Guy Quaden a fourni à Didier Reynders les derniers paramètres relatifs à la situation économique du pays et aux perspectives.

Outre le taux revu à la hausse pour 2007, la Banque nationale prédit une croissance de 2,2% pour l'année prochaine. En 2006, celle-ci était de 3%.

Selon Guy Quaden, si on prend en compte l'ensemble de ces paramètres, ce sont notamment 115.000 emplois nets qui pourront être créés en 2006 et 2007. Le chômage reculerait de 8,2% en 2006 à 7,2% en 2008. L'inflation restera modérée, en-dessous de 2%, prévoit la BNB.

"Le chômage est à la baisse mais il reste trop important dans certaines sous-régions tandis que dans d'autres, des offres d'emplois restent vacantes", a indiqué jeudi Guy Quaden appelant les autorités à développer "pour les années à venir une politique économique ambitieuse".

Cette politique, a dit M. Quaden, doit notamment permettre d'améliorer le marché du travail et la compétitivité des entreprises car, a précisé le gouverneur, si nos exportations sont à la hausse, cette augmentation évolue moins que le commerce international. Selon la BNB, d'une part, il revient "aux autorités et aux partenaires sociaux d'être attentifs aux politiques des coûts", et d'autre part, il y a nécessité "d'être plus ambitieux quant au développement de nouveaux produits et à la conquête de nouveaux marchés".

Cette politique ambitieuse que la Banque nationale appelle de ses voeux passe également par une gestion rigoureuse des finances publiques. Guy Quaden a rappelé que depuis plusieurs années, le budget était à l'équilibre. "Il faut maintenant aller vers des surplus structurels pour toutes les entités de manière à accélérer la réduction de la dette et financer le coût du vieillissement", a rappelé le gouverneur.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés