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La Fed débute une réunion de deux jours qui devrait privilégier le statu quo

Le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) va réexaminer le niveau de son principal taux directeur, fixé à 5,25% depuis un an. Un communiqué est attendu jeudi à l'issue de la réunion.

(AFP) La banque centrale américaine (Fed) entame mercredi une réunion de deux jours qui devrait privilégier le statu quo, selon les analystes qui n'excluent pas un léger changement de ton dans l'analyse des risques.

Le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) va réexaminer le niveau de son principal taux directeur, fixé à 5,25% depuis un an. Un communiqué est attendu jeudi à l'issue de la réunion, vers 18H15 GMT.

Une fois de plus, l'issue de la réunion ne fait aucun doute pour les observateurs: les taux vont rester à leur niveau actuel.

"Dans le communiqué, le FOMC pourrait parler d'une croissance modérée, avec un peu moins de risques immédiats mais un ajustement toujours en cours dans le secteur immobilier résidentiel", estiment les analystes de Global Insight.

L'économie semble en effet relever la tête après un premier trimestre désastreux (0,6% seulement de croissance en rythme annuel). Le chômage reste obstinément bas, la consommation semble tenir le coup et les entreprises se sont remises à investir.

Le gros point noir, mais il est de taille, reste l'immobilier résidentiel.

Les ventes de logements ont continué à baisser dans le neuf comme dans l'ancien en mai, avec une baisse des prix sur un an qui augure mal d'une sortie de crise rapide. Les analystes redoutent que cela n'affecte à terme la consommation, principal moteur de la croissance.

Les difficultés du secteur se font aussi sentir par le biais des marchés financiers: la semaine dernière, deux fonds spécialisés dans les obligations liés aux prêts à risque ont frôlé l'implosion, faisant souffler un vent d'inquiétude à la Bourse.

Dans le même temps la banque centrale va peut-être commencer à baisser sa garde sur l'inflation, alors que les indices mesurés hors alimentation et énergie se replient vers le niveau de 2% qui est son seuil de tolérance.

"Le FOMC pourrait retirer sa référence à l'inflation +élevée+", prédisent les analystes de Global Insight.

"Néanmoins, il devrait réitérer que les risques inflationnistes sont la préoccupation prédominante, dans un contexte de taux d'utilisation des ressources élevé et de pressions constantes sur les prix de l'énergie", estiment-ils.

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