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Le brut chute après les déclarations du ministre saoudien du Pétrole

Les cours du pétrole brut ont nettement reculé lundi après que le ministre saoudien du pétrole Ali Al-Nouaïmi a écarté une nouvelle baisse de production de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep) en mars.

(afp) Vers 17H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,21 dollars à 56,80 dollars sur l'échéance de mars sur l'IntercontinentalExchange (ICE) à Londres.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars baissait de 1,86 dollar à 58,03 dollars.

"Les commentaires du ministre saoudien du Pétrole suggérant que le marché est équilibré et que des coupes supplémentaires ne sont pas nécessaires ont un caractère baissier", a indiqué Bill O'Grady, analyste chez AG Edwards.

Lundi matin, le ministre saoudien du Pétrole Ali Al-Nouaïmi a déclaré dans une interview au Wall Street Journal que le cartel ne devrait pas modifier le niveau de sa production lors de sa réunion du 15 mars à Vienne, en raison d'un équilibre entre offre et demande meilleur qu'à l'automne.

Le cartel a déjà mis en oeuvre deux baisses de production théoriques depuis l'automne, dans le cadre d'un effort concerté pour soutenir des prix en baisse.

La première, entrée en vigueur en novembre, a porté sur 1,2 million de barils par jour et la deuxième, mise en application le 1er février, sur 500.000 barils par jour. De l'avis de M. Al-Nouaïmi, et même si les analystes doutent encore du degré auquel ces baisses ont été appliquées, ces initiatives auraient contribué à rétablir partiellement l'équilibre sur le marché.

Mais les commentaires du ministre, l'un des plus influents du cartel, "suggèrent qu'une accumulation des stocks plus tard cette année ne le dérange pas", a souligné Bill O'Grady.

Les cours, qui avaient dépassé les 60 dollars le baril vendredi, sont dans une dynamique haussière depuis la mi-janvier, poussés par le refroidissement des températures dans l'hémisphère nord et plus particulièrement dans le nord-est des Etats-Unis, premier consommateur mondial de fioul de chauffage.

La réduction de l'offre de l'Opep, qui fournit 40% de la production mondiale, a été l'autre principal facteur de soutien des cours.

Si l'Opep s'en tenait à ces réductions, qui ont porté sa production à un niveau officiel de 25,8 millions de barils par jour, le rebond des prix en cours depuis la mi-janvier perdrait un de ses moteurs.

Mais, le deuxième trimestre coïncidant avec une baisse saisonnière de la demande (la demande en produits de chauffage baisse et la demande en essence n'atteint son pic qu'à l'été), M. Al-Nouaïmi parie implicitement que l'équilibre sera alors naturellement rétabli sur le marché.

D'ici là, "toute indication que l'Opep met effectivement en oeuvre les baisses de production auxquelles elle s'est engagée soutiendra les prix", a relevé Michael Davies, de la maison de courtage Sucden.

Photo Belga

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