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Le D-Day de Fortis dans la presse

©AFP

C'est le D-Day de Fortis dans la presse alors qu'un peu plus de 20% de l'actionnariat du holding sera représenté ce mercredi au Heyzel. Il y sera statué sur le sort de l'ex-navire amiral de l'économie belge.

Bruxelles (L'Echo) - 

  • "Aux actionnaires de Fortis de jouer" titre L'Echo de ce mercredi qui consacre quatre pages spéciales pour une assemblée déjà considérée comme historique.  Avec les enjeux, les acteurs, les forces en présence, mais aussi les produits toxiques, nerf de la guerre et les débats pour assainir le secteur bancaire. Pour Martine Maelschalck, rédactrice en chef de L'Echo et auteur de l'édito de ce mercredi, " il est temps maintenant de tourner la page, de laisser le temps faire son oeuvre et de se mettre au travail. Dites oui, Messieurs les actionnaires". Dans une interview, Jean-Marc Nollet (Ecolo), dénonce l'opacité du deal avec BNP Paribas, et plus généralement, des marchés financiers. "Je rejoins Didier Reynders: le contribuable a assez payé. Mais BNP et les Pays-bas n'ont, eux, pas assez payé."


  • "Fortis, l'heure de vérité", le titre choisi par La Libre Belgique pour résumer le dossier. Les enjeux de l'AG, les attentes des acteurs et des infographies alimentent les 7 pages spéciales consacrée à ce feuilleton financier capital.  "BNP Paribas est la meilleure option pour Fortis Banque" souligne Georges Ugeux dans les pages du journal.  "Oui ou non, le vote idéal n'existe pas", comme le précise dans son édito le journaliste de la Libre  Pierre-François Lovens.  "Soyons lucides: il n'y a malheureusement pas d'issue idéale à l'imbroglio médiocre créé par une équipe de management dont certains chefs de file ont depuis longtemps quitté le navire Fortis en plein marasme."


  • Le Soir se veut discret sur le sujet Fortis pour une Une davantage consacrée à la récession 2009 en Belgique. Laquelle a droit également à l'édito de Pierre-Henri Thomas.


  • La Dernière Heure consacre quant à elle 4 pages à cette saga pour suivre les vrais enjeux. "cela va être serré jusqu'au bout" souligne le ministre des Finances, Didiers Reynders dans les colonnes du quotidien.


A l'étranger, le feuilleton fait couler l'encre également.

  • Le journal économique français Les Echos consacre sa page 26 à la saga: "BNP Paribas-fortis: la parole aux actionnaires". Le journal analyse les divers scénarios possibles et donne la parole à l'avocat M. Modrikamen :" le gouvernement joue les pompiers pyromanes en faisant croire qu'un "non" entraînerait le chaos."


  • "Réunion cruciale pour Fortis et BNP Paribas" titre l'autre quotidien économique français La Tribune pour sa une.  "C'est une assemblée houleuse qui va s'ouvrir avec des choix cornéliens à faire." "Les jeux restent très ouverts" déclare Chris Sunt, avocat associé du cabinet Freshfields à Bruxelles et interrogé par le journal.


  • "Incertitude complète avant l'assemblée générale de Fortis". Le titre du Figaro résume à lui seul la situation à quelques heures de la décision capitale.  Le journal français souligne également le fait que le dossier représente une bombe à retardement pour le gouvernement belge. "L'exécutif veut ainsi éviter de se retrouver en charge d'une banque nationalisée."


  • Le quotidien britannique Financial Times analyse la situation sous le titre quelque peu dramatique de "Fortis chairman fears bankruptcy from a no vote (le président de Forts craint la faillite suite au vote négatif). "les actionnaires envisagent de rejeter le deal avec BNP Paribas" rappelle le journaliste Michael Steen.


On le voit, le dossier va occuper pas mal de journalistes ce mercredi pour un vote décisif pour le secteur bancaire belge, mais aussi international.

A souligner, enfin, que le site internet de l'Echo va permettre de suivre les débats en direct.

Philippe Degouy


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