Le déficit public 2006 de l'Allemagne révisé en baisse à 1,7% du PIB

Le déficit public de l'Allemagne a été encore moins élevé que prévu l'an dernier, ressortant à seulement 1,7% du PIB contre 2% estimé en janvier dernier.

(afp) Le déficit public de l'Allemagne a été encore moins élevé que prévu l'an dernier, ressortant à seulement 1,7% du Produit intérieur brut (PIB), selon des données révisées publiées jeudi par l'Office fédéral des statistiques Destatis.

Dans une première estimation en janvier, l'Office avait chiffré le déficit public 2006 à 2% du PIB, mais dès le lendemain le ministère des Finances avait avancé un chiffre moins élevé, de 1,9% du PIB, invoquant un déficit moins important que prévu du budget de l'Etat fédéral.

Le budget de l'Etat fédéral est l'un des éléments pris en compte pour calculer le déficit public, avec les comptes des Etats régionaux, des communes et des caisses de sécurité sociale.

Dans son communiqué jeudi, Destatis explique avoir pris en compte de nouvelles informations fiscales, qui ont révélé des recettes supplémentaires de 7 milliards d'euros.

L'Allemagne est revenue l'an dernier dans les clous du Pacte de stabilité européen, qui limite les déficits publics en zone euro à 3% du PIB. Elle l'enfreignait depuis 2002.

La première économie de la zone euro cueille ainsi les fruits d'une plus grande maîtrise des dépenses de l'Etat, mais surtout de la reprise conjoncturelle en cours dans le pays.

La croissance a atteint 2,7% l'an dernier en Allemagne, du jamais vu depuis l'an 2000. Sur le seul quatrième trimestre comparé au troisième, le PIB a augmenté de 0,9%.

D'après des données détaillées publiées jeudi par Destatis, le commerce extérieur est resté le principal moteur de croissance au quatrième trimestre, en particulier les exportations qui ont augmenté de 6% sur un trimestre.

Mais d'autres impulsions se manifestent désormais à l'intérieur: les entreprises investissent, avec une formation brute de capital fixe en hausse de 1%, et les dépenses des ménages ont augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, indique encore Destatis.

Les économistes sont de plus en plus nombreux à estimer que l'économie allemande est désormais assez forte pour encaisser rapidement l'augmentation de 3 points à 19% de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), entrée en vigueur en début d'année.

Le gouvernement table officiellement sur une croissance de 1,7% cette année.

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