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Le G20 ouvre la porte aux pays émergents dans les discussions sur la crise

Le G20 z a entrouvert la porte dimanche à un élargissement du club des économies dirigeantes pour mieux lutter contre l'aggravation de la crise économique et s'est engagé à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour restaurer une confiance ébranlée dans les marchés et pour donner une plus grande voix aux pays en développement dans les affaires économiques mondiales mais n'a fait aucune proposition spécifique.

Bruxelles (afp) - Une réunion du G20 à Sao Paulo a entrouvert la porte dimanche à un élargissement du club des économies dirigeantes pour mieux lutter contre l'aggravation de la crise économique.
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays les plus avancés et des grands pays émergents ont préparé le terrain pour un sommet d'urgence le 15 novembre à Washington qui doit jeter les bases d'une réforme du système financier international.

Le G20 s'est engagé à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour restaurer une confiance ébranlée dans les marchés et pour donner une plus grande voix aux pays en développement dans les affaires économiques mondiales mais n'a fait aucune proposition spécifique.
Le G20 a déclaré dans un communiqué que "la crise mondiale demande des solutions globales et un ensemble commun de principes". "Nous sommes prêts à travailler d'urgence sur les actions qui seront agréées par nos dirigeants", ont ajouté les ministres.

John Kirton, directeur du Groupe de recherches sur le G20 à l'Université de Toronto, a affirmé que le G20 avait "tenu sa promesse" de jouer un rôle dans la bataille contre la tourmente financière.
"Le G20 émerge comme un centre efficace de la gouvernance financière et économique", a-t-il dit.
"Il n'a pas seulement répondu de manière rapide et appropriée, il a aussi commencé à mettre en place tout un nouveau système de gouvernance", a estimé l'analyste.

Le ministre brésilien des Finances Guido Mantega, qui a été le porte-parole de pays voulant jouer un plus grand rôle, a affirmé que les ministres voyaient la nécessité d'agir rapidement pour stabiliser une économie mondiale chancelante.
"Les solutions doivent venir rapidement. Nous devons changer les pneus alors que la voiture continue à rouler", a-t-il expliqué.
M. Mantega a ajouté que "nous verrons les réponses à ces questions dans un, deux ou trois mois".
Mais interrogé pour savoir si le G20 pourrait remplacer le G7 pour piloter les affaires économiques, il a reconnu que "c'est une question qui n'a pas encore été résolue, mais le G20 est un très bon candidat au rôle de coordinateur des actions".

David Kotok, économiste à l'institut Cumberland Advisors basé aux Etats-Unis, a estimé que le mouvement en faveur d'un G20 doté de plus de pouvoirs était positif.
"La mondialisation et l'intégration financière mondiale sont menacées par la tourmente", a-t-il dit.
"Le G7 doit rapidement laisser la place au G20. Nous voyons déjà que les échanges entre banques centrales vont bien au-delà du G7", a fait valoir l'économiste.

La réunion de Sao Paulo a conclu que le système de Bretton Woods, créé en 1944 pour gouverner les finances mondiales, devait être réformé.
"Nous soulignons que les institutions de Bretton Woods doivent être réformées en profondeur pour qu'elles reflètent de manière plus juste les poids dans l'économie mondiale et réponde mieux aux prochains défis", a déclaré le G20.
"Les économies émergentes et en développement doivent avoir une plus grande voix et représentation" dans les institutions financières, a-t-il ajouté, ce qui signifie une réforme de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, créés à Bretton Woods.

Le communiqué comme les participants à la réunion de Sao Paulo ont signalé un accord général sur les grands principes devant régir une réforme, indiquant que des propositions plus détaillées seraient faites à Washington au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
Robert Brusca, économiste à New York de la FAO Economist, a toutefois estimé que le G20 n'était pas parvenu à offrir une aide spécifique à une économie mal en point.
"Il n'y a rien de concret alors qu'ils déclarent qu'ils devraient prendre des mesures concrètes", a-t-il dit.

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