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Le génie mécanique wallon ne lâche pas le morceau

Les promoteurs du futur pôle de compétitivité wallon consacré au génie mécanique n'entendent pas se limiter à un seul champ d'activité comme leur a suggéré le jury international qui a sélectionné les projets des différents pôles. Et si la globalité de leur secteur n'était pas prise en compte, ils s'interrogeront sur son avenir en Région wallonne.

Un cyclotron dans les ateliers d'IBA à Louvain-la-Neuve - Photo Belga

Le gouvernement wallon a sélectionné vendredi les différents projets qui s'inscriront dans le cadre des pôles de compétitivité, l'une des politiques menées dans le cadre du plan Marshall. Un pôle manquait à l'appel: celui du génie mécanique.

Le jury d'onze personnes, présidé par l'ancien président de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) et de Recticel, Luc Van Steenkiste, l'a recalé parce que les dossiers remis étaient trop nombreux et trop diversifiés. Il leur a donc recommandé de se concentrer sur le domaine des nouveaux matériaux et nouveaux supports.

Les choses devraient rentrer dans l'ordre pour le mois de septembre, avait indiqué le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Pourtant, les représentants du pôle ont insisté lundi, lors d'une présentation des différents pôles organisée par l'Union Wallonne des Entreprises (UWE), sur leur volonté de voir ses 4 axes de développement retenus: micro-technologies et mécatronique, technologies globales de mise à forme, maintenance intelligente et matériaux et surfaces du futur.

"Si l'on s'en tient aux nouveaux matériaux, il sera inutile de parler de pôle du génie mécanique. Il faudra plutôt parler du pôle du génie des matériaux", a souligné Pierre Mottet, administrateur-délégué d'IBA.

Les promoteurs du pôle se disent prêts à affiner leur épure et à restructurer leur proposition par phases, mais ils sont unanimes pour estimer qu'un investissement limité aux matériaux nierait la dimension d'intégration technologique qui est la spécificité du génie mécanique.

Et de rappeler l'importance de leur secteur en Wallonie: plus de 3.000 entreprises, soit 40% de l'industrie wallonne, 57.300 emplois, soit 25% de l'emploi manufacturier wallon, un chiffre d'affaire de 10 milliards d'euros, etc. Ils comprendraient mal qu'in fine, leur secteur ne soit pas repris comme pôle de compétitivité.

"Si la Région wallonne estimait que le génie mécanique n'était pas un pôle de développement, en tant que donneur d'ordre, j'en tirerais les conséquences. Si je ne trouve pas les ressources ici, j'irai les trouver ailleurs", a averti M. Mottet.

Le communiqué diffusé lors de la conférence de presse abonde dans le même sens. "Si celui-ci, dans sa globalité, n'avait pas de place dans le plan Marshall, on pourrait se demander si l'industrie technologique qui s'appuie sur le génie mécanique a encore un avenir en Région wallonne", dit-il.

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