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Le Japon accuse un net ralentissement de sa croissance économique au deuxième trimestre

La croissance économique du Japon a ralenti nettement plus que prévu au deuxième trimestre 2006, en raison de l'essoufflement du commerce extérieur qui a éclipsé le dynamisme des investissements des entreprises, a annoncé vendredi le gouvernement.

(afp) Le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale, mesuré en volume corrigé des variations saisonnières, a augmenté de 0,2% sur le trimestre d'avril à juin par rapport au trimestre précédent, et de 0,8% en rythme annuel. Il s'agit du sixième trimestre consécutif d'expansion économique. Mais ces statistiques sont inférieures à toutes les prévisions. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 0,4% par rapport au premier trimestre et de 1,7% en rythme annuel, selon un sondage réalisé par le quotidien d'affaires Nikkei auprès de 22 instituts de recherche.

"La consommation privée a continué à augmenter modérément et les dépenses en capital des entreprises augmentent, mais la demande du secteur public chute de façon continue", a expliqué l'économiste gouvernemental Masayuki Gotoh. "Les exportations ont ralenti, du fait de la faible demande pour les équipements de fabrication de semiconducteurs en Asie et d'une baisse des exportations automobiles" vers les Etats-Unis, a-t-il ajouté. Au premier trimestre, le PIB avait progressé de 0,8% par rapport au trimestre précédent, et de +3,1% en rythme annuel. D'avril à juin, les exportations nettes (exportations retranchées des importations) ont eu un impact négatif sur la hausse du PIB de 0,1 point de pourcentage par rapport au premier trimestre.

Le Japon n'a dû sa médiocre croissance qu'à la demande intérieure, qui a eu un impact positif de 0,3 point. La consommation des ménages a augmenté de 0,5% (après +0,2% au premier trimestre), soutenue par les achats d'équipements domestiques et de produits électroménagers. Les investissements privés non-résidentiels, qui équivalent grosso modo aux investissmements en capital des entreprises, ont pour leur part fortement augmenté de 3,8% (après une hausse de 3,3% au trimestre précédent). "Les investissements ont progressé dans la construction, l'électronique, les télécommunications et l'ingénierie industrielle", a indiqué M. Gotoh.

L'investissement public a pour sa part chuté de 4,6%, résultat de la politique d'austérité actuellement menée par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire et l'énorme dette publique du pays. Quant au déflateur du PIB, qui mesure les effets des variations des prix sur la croissance économique, il a reculé de 0,8% au deuxième trimestre, contre -1,2% au trimestre précédent.

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