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Le krach boursier a coûté 33.000 euros par ménage

©BELGA

Le krach boursier a coûté 33.000 euros par ménage, selon le rapport de la Banque nationale de Belgique (BNB) qui prévoit par ailleurs une sévère contraction de l'économie belge de l'ordre de -1,9 % cette année.

Bruxelles (L'Echo) - Les moins-values liées à l'effondrement du cours des actions en 2008 pourraient avoisiner les 150 milliards d'euros dans le chef des particuliers. C'est ce qu'indique la Banque nationale de Belgique (BNB) dans son rapport 2008 qui est publié aujourd'hui.

Ce montant de 150 milliards (en actions, Sicav…) constitue un record. Il dépasse de loin les pertes (ou plutôt les moins-values) essuyées en 2002 qui s'étaient élevées à 118 milliards d'euros dans la foulée de l'éclatement de la bulle technologique.

Une moins-value de 150 milliards d'euros équivaut à une « perte » par ménage de plus de 33 000 euros en moyenne. Mais on sait que certaines familles ont perdu des millions d'euros à la suite de la dégringolade des actions, notamment les valeurs bancaires. Heureusement pour le portefeuille des Belges, l'immobilier, contrairement à d'autres pays, est plutôt résistant. Conséquence de la chute des cours boursiers et de cette résistance de la brique, la richesse immobilière des Belges a désormais dépassé la richesse financière au sein du patrimoine global.

Fin d'année « catastrophique »

La Banque nationale a par ailleurs revu drastiquement à la baisse l'ensemble de ses prévisions pour l'économie belge cette année. Après un quatrième trimestre 2008 que le gouverneur de la BNB Guy Quaden qualifie de « catastrophique » en termes de croissance (-1,3 %), le PIB belge devrait se contracter de -1,9 % cette année.

Le déficit budgétaire devrait être de l'ordre de 3,3 % cette année, tandis que la dette publique devrait grimper brutalement à 94,8 % du PIB (au lieu de 87 % prévus précédemment). En cause bien sûr, le plan de relance et les mesures de recapitalisation des banques décidées par le gouvernement. Seule éclaircie dans ce tableau décidément bien sombre, l'inflation devrait reculer à 0,5 % en 2009. Parmi les pistes évoquées pour sortir de la crise, Guy Quaden plaide notamment pour l'émergence d'une « nouvelle culture bancaire ». Ce qui signifie pour les banques de se reconcentrer sur leur « core business » et de revoir les systèmes de rémunération des dirigeants. Plutôt que d'enterrer les bonus, Guy Quaden plaide pour que ceux-ci soient liés non plus aux performances à court terme, mais aux résultats à long terme de l'entreprise. Il invite également les banques à « répercuter intégralement » les baisses de taux de la BCE au niveau de leurs conditions de crédit.

Enfin, à propos des rapports entre la Banque nationale et la CBFA, Guy Quaden a admis que « la situation n'est certainement pas optimale et qu'il existe une marge pour améliorer le contrôle prudentiel des banques en Belgique ».

 

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