Le Luxembourg et l'Autriche bloquent la directive sur l'épargne

Luc Frieden ©EPA

Place financière importante, le Luxembourg paralyse depuis plusieurs mois avec l'Autriche une série de réformes fiscales européennes, visant notamment à mieux lutter contre l'évasion et la fraude fiscale.

(afp-belga) - Les ministres européens des Finances n'ont pu trouver mardi un accord sur la fiscalité de l'épargne en Europe en raison de l'opposition du Luxembourg et de l'Autriche.

Place financière importante, le Luxembourg paralyse depuis plusieurs mois avec l'Autriche une
série de réformes fiscales européennes, visant notamment à mieux lutter contre l'évasion et la fraude fiscale.

"Je trouve que le débat est extrêmement limité en se concentrant exclusivement sur la fiscalité de l'épargne et la lutte contre la fraude fiscale, sans discuter en général de certains aspects de fiscalité", a expliqué mardi le ministre des Finances du grand-duché, Luc Frieden, dont le pays est un des rares Etats européens à maintenir encore une forme de secret bancaire.

Il a accepté en 2009 de l'assouplir en se pliant aux normes de l'OCDE en matière d'échange d'informations fiscales à la demande. Mais il refuse d'aller plus loin en appliquant l'échange automatique d'informations pour les revenus de l'épargne des non-résidents, tel qu'il est pratiqué par presque tous les pays de l'UE. La Belgique le fera, elle, dès l'année prochaine.

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders (MR), estimait toutefois mardi que les deux pays ne pourraient plus bloquer longtemps. "Vu la crise actuelle, la pression sur le Luxembourg et l'Autriche devient de plus en plus forte", a-t-il confié.

Jugeant "significatif" que les 27 aient pu se mettre mardi d'accord sur la directive recouvrement, le ministre belge a indiqué qu'il tablait sur un accord européen "d'ici 2 ou 3 mois" sur la taxation de l'épargne. 

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