Le marché européen de bureaux retrouve son dynamisme

Le marché européen de l'immobilier de bureaux a presque retrouvé les volumes record de l'an 2000 sur lequel Londres, avec son quartier du West End, reste la ville la plus chère du monde devant Hong-Kong et Paris, selon les promoteurs des centres d'affaires présents au Mipim à Cannes.

(afp) En Europe, la taille de ce marché a été multiplié par deux depuis 2004, pour atteindre 227 milliards d'euros de transactions. Essentiellement porté par les investisseurs étrangers, il a progressé de 46% entre 2005 et 2006, selon différentes études présentées lors du Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim).Les marchés immobiliers ont "pleinement profité d'une croissance des économies plus forte qu'attendue" en Europe, commente Atisreal (BNP-Paribas) dans une enquête sur le secteur des marchés européens en 2007.En volume, les transactions ont porté sur quelque 9,2 millions de m2 en 2006, approchant leur niveau de 10,9 millions de m2 atteint en l'an 2000, avant la bulle immobilière. En une seule année, de 2005 à 2006, les transactions ont progressé de +15%, selon Atisreal.Mais la situation varie selon les pays, "Madrid, Cologne, Barcelone, Paris Ile-de-France et Berlin ont plus facilement retrouvé leur dynamisme après l'éclatement de la bulle en 2001", tandis que "Hambourg, Bruxelles et Central London ont été moins dynamiques, mais ont toutefois dépassé leurs niveaux de 2001"."La reprise économique indiscutable en Allemagne booste le marché" européen, a expliqué Philippe Viskovic, président de BNP Paribas Immobilier, "c'est un marché très actif car en pleine restructuration".

En Espagne, où on s'attend à une "remise à niveau des prix", le groupe de M. Viskovic a commencé à vendre de l'immobilier aux enchères sur internet, et il n'exclut pas d'importer ce système de vente en France.Londres et plus globalement l'Europe de l'Ouest "continuent à dominer le classement, en tête des 10 places les plus chères" du monde en terme de coût d'occupation par poste de travail, constate une étude de la société de conseil DTZ, qui a mesuré le coût d'occupation par poste dans 131 quartiers d'affaires de 40 pays dans le monde.Mais, selon cette enquête, "l'Amérique du Nord compte le nombre le plus élevé de villes ayant vu augmenter leur coût d'implantation".

Dans le quartier de Downtown de New York ce coût a grimpé à 9.934 euros par poste de travail, soit une progression de 63% en un an.En tête du classement, on retrouve le quartier d'affaires du West End à Londres (17.827 euros), suivi de Hong Kong (15.056 euros), de Paris (13.561 euros), de la City à Londres (13.500 euros), de Midtown New York (12.515 euros) et de Dublin, devant Washington DC, Tokyo, Franfort et Genève.Une étude de Cushman et Wakefield, autre conseil en immobilier d'entreprise, confirme que Londres est "le site le plus cher du monde", mais cette fois pour des implantations industrielles.

Derrière elle suivent Rishon Le-Zion en Israël et Tokyo. Le Mexique, la Turquie et le Brésil sont les moins chères d'un panel de 45 sites étudiés.

Photo Belga

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