Le patron de la Fed ne voit pas de "stagflation'

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Ben Bernanke a exclu jeudi la possibilité que les Etats-Unis se dirigent vers une période de "stagflation" similaire à celle des années 1970, associant absence de croissance et hausse de l'inflation. Il a toutefois souligné que la banque centrale devait traiter une situation délicate.

(afp) - Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke a exclu jeudi la possibilité que les Etats-Unis se dirigent vers une période de "stagflation" similaire à celle des années 1970, associant absence de croissance et hausse de l'inflation.

"Je ne prévois pas de stagflation. Je ne pense pas du tout que nous soyons proches de la situation qui prévalait dans les années 1970", a-t-il affirmé au deuxième jour de son témoignage devant le Congrès sur la politique monétaire.

M. Bernanke a toutefois souligné que la banque centrale devait traiter une situation délicate.

 

Du côté de la croissance, le département du Commerce a laissé inchangée jeudi à 0,6% seulement (en rythme annuel) la croissance du quatrième trimestre 2007, plombée par la crise de l'immobilier.
La tâche de la banque centrale est rendue plus difficile qu'en 2001 (l'époque de la dernière récession américaine) par le contexte assez différent, notamment les pressions inflationnistes plus marquées, a noté M. Bernanke.

 

 


M. Bernanke a toutefois dit s'attendre "à ce que l'inflation baisse", du fait d'une modération des prix de l'alimentation et de l'énergie. Pour que l'inflation reflue, il n'est pas nécessaire que les cours du pétrole baissent, a-t-il assuré. Mais si l'inflation ne baisse pas "nous devrons réagir".

Il a aussi estimé que la crise financière allait "probablement" entraîner "certaines défaillances de banques" parmi les petits établissements. Mais "parmi les grandes banques, les ratios de capitalisation restent bons, et je ne prévois pas de grave problème de ce genre dans les grandes banques présentes à l'international qui constituent une part très importante de notre système bancaire", a-t-il ajouté.


Abordant enfin les moyens d'enrayer la crise de l'immobilier, le président de la banque centrale a plaidé pour une modernisation des organismes de refinancement hypothécaires (comme Freddie Mac et Fannie Mae) et de l'administration publique garantissant les prêts.

"Des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires à l'avenir, mais pour le moment je pense que nous avons pris de nombreuses mesures utiles", a-t-il ajouté.

 

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