Le pétrole a reculé après la trêve au Liban et la décision de BP en Alaska

Les prix du pétrole ont reculé lundi, le marché étant rassuré par l'arrêt des combats au Liban et la décision de BP de maintenir la moitié de sa production en Alaska pendant la durée des travaux sur ses oléoducs.

(afp) Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre a perdu 82 cents, clôturant à 73,53 dollars.

Les hostilités ont cessé au Liban lundi à 05H00 GMT, après un mois d'une guerre dévastatrice entre Israël et la milice chiite libanaise du Hezbollah.

"Avec un peu de chance, le fait qu'il y ait une trêve, même si elle est fragile, signifie que le conflit ne va pas se propager ailleurs au Moyen-Orient", a observé Bruce Evers, analyste à la banque Investec.

Mais jusqu'ici, les combats étaient circonscrits au Liban, ce qui "relative l'impact de la trêve sur le marché", a tempéré Bill O'Grady, d'AG Edwards.

Les investisseurs étaient par ailleurs rassurés par la décision de la compagnie britannique BP, annoncée vendredi soir, de maintenir la moitié de sa production sur le champ pétrolier de Prudhoe Bay en Alaska, en même temps qu'il répare les oléoducs endommagés par la corrosion.

BP devait initialement fermer la totalité du champ, qui est le plus gros des Etats-Unis avec une production de 400.000 barils par jour, soit 8% de la production nationale. Il compte désormais maintenir une production de 200.000 barils par jour.

Cette décision permettra de lever en partie les contraintes pesant sur les raffineries de la Côte ouest, en cette fin de saison des grands déplacement en voiture, a en substance expliqué Mike Fitzpatrick, analyste de la maison de courtage Fimat.

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