Le pétrole en repli avant les minutes de la Fed

Vers 10H00 GMT, à New York, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en mai perdait 43 cents à 108,65 dollars. Au même moment, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai cédait 48 cents à 106,66 dollars à Londres. La publication, attendue dans la soirée, des minutes de la réunion de la Fed du 18 mars, qui avait débouché sur une baisse de son taux directeur de 0,75 point à 2,25%, devrait entretenir ce mardi les craintes sur la demande américaine, les Etats-Unis étant le premier consommateur de brut, en raison du ralentissement qui affecte actuellement l'économie, ont prévenu des analystes.

(afp) - Les cours du pétrole affichaient une petite baisse mardi, dans l'attente des minutes de la Réserve fédérale américaine (Fed), au lendemain d'un nouveau bond de près de trois dollars à la suite d'une nouvelle ruée des investisseurs vers les matières premières.

Vers 10H00 GMT, à New York, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en mai perdait 43 cents à 108,65 dollars.

Au même moment, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai cédait 48 cents à 106,66 dollars à Londres.

La publication, attendue dans la soirée, des minutes de la réunion de la Fed du 18 mars, qui avait débouché sur une baisse de son taux directeur de 0,75 point à 2,25%, devrait entretenir ce mardi les craintes sur la demande américaine, les Etats-Unis étant le premier consommateur de brut, en raison du ralentissement qui affecte actuellement l'économie, ont prévenu des analystes.

"Les investisseurs attendront également les commentaires suivant la réunion, jeudi, de la Banque centrale européenne (BCE)" a ajouté Olivier Jakob, de Petromatrix. La BCE devrait, selon de nombreux analystes, laisser son taux directeur inchangé.

Cependant, si le ton des minutes de la Fed venait à entraîner une nouvelle dépréciation du dollar sur le marché des changes, cela pourrait pousser le pétrole à la hausse, en le rendant moins cher pour les acheteurs munis d'autres devises comme l'euro.

Les cours du pétrole avaient ainsi débuté la semaine en forte hausse à New York et à Londres suite à une nouvelle ruée des investisseurs vers les matières premières, moins chères grâce au dollar faible et auréolées de leur réputation de valeur refuge anti-inflation.

En outre, les prix ont été soutenus par les déclarations du secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Abdallah el-Badri. Celui-ci a déclaré samedi que le cartel n'envisageait pas de modifier ses quotas de production de pétrole, en expliquant que le prix élevé du baril était dû à d'autres facteurs que ceux de l'offre et de la demande.

La position de l'Opep, qui craint une baisse de la demande et ne veut pas voir baisser ses revenus, est néanmoins déjà largement anticipée par le marchée.

Actuellement, les records historique du pétrole, touchés en mars dernier, s'établissent à 111,80 dollars le baril pour le brut coté à New York et à 108,02 dollars le baril pour celui coté à Londres.

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