Le pétrole finit en baisse à New York malgré l'approche du sommet de l'Opep

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en janvier a fini à 44,51 dollars, en baisse de 1,77 dollar par rapport à son cours de clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en janvier a fini à 44,51 dollars, en baisse de 1,77 dollar par rapport à son cours de clôture de vendredi.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a reculé de 1,81 dollar, à 44,60 dollars.

Les cours avaient ouvert en forte hausse sur le Nymex, remontant à 50,05 dollars, avant de repartir vers le bas en fin de séance.

"Les prix ont été d'abord portés par les commentaires des responsables de l'Opep qui indiquent une réduction significative de la production de l'Opep", a commenté Andy Lipow, de Lipow Oil ,p3Associates.

"Mais les opérateurs continuent de regarder la demande qui décline, ce qui met la pression sur les cours", a-t-il poursuivi.

Les analystes de la banque Goldman Sachs ont jugé la semaine dernière que la consommation d'or noir dans le monde devrait se contracter jusqu'en 2010. Lundi, le cabinet spécialisé CGES a pronostiqué une chute de la demande d'un demi-million de barils par jour en 2009.

L'Opep s'attend pour sa part pour l'année prochaine dans le pire des cas à une baisse de 500.000 barils par jour (bj), et dans l'hypothèse la plus optimiste à une progression timide de 200.000 bj.

Face à l'effondrement des cours du pétrole, qui ont perdu plus des deux tiers de leur valeur depuis leurs sommets de juillet, à plus de 147 dollar le baril, le cartel, en sommet à Oran (Algérie), devrait annoncer mercredi une baisse de sa production.

A son arrivée à Oran, le secrétaire général du cartel, Abdallah el Badri, a jugé que le marché pétrolier avait besoin d'une "réduction d'envergure" de la production.

"Tout le monde est favorable à une réduction, je n'ai aucun doute là-dessus", a affirmé de son côté le président de l'organisation Chakib Khelil.

Il n'a toutefois pas chiffré la réduction nécessaire, alors que les analystes parient sur une baisse de 1,5 à 2 millions de barils par jour.

Selon Andy Lipow, une telle annonce devrait soutenir les prix pendant quelques jours, mais le baril pourrait ensuite replonger à 35 dollars.

"La grande question reste l'application" des décisions prises, a estimé Phil Flynn, d'Alaron Trading, en référence à la réticence habituelle de plusieurs pays membres à traduire dans les faits les décisions du cartel.

Le président de l'Opep a souligné le bon respect des décisions prises à l'automne: depuis septembre, l'Opep a annoncé deux réductions de sa production, retirant au total 2 millions de barils par jour du marché. Selon lui, les 11 pays soumis aux quotas respectent à "plus de 75%" leur quota, l'Arabie Saoudite ayant notamment atteint son objectif.

Autre inconnue: l'attitude de la Russie, qui a dépêché à Oran son vice-Premier ministre chargé de l'Energie Igor Setchine, et son ministre de l'Energie, Sergueï Chmatko.

Chabib Khelil a déclaré lundi souhaiter que la Russie rejoigne l'organisation, une décision qui permettrait "d'augmenter la puissance" du cartel. La semaine dernière, le président russe Dmitri Medvedev avait déjà indiqué que son pays n'excluait plus de rejoindre les rangs de l'Opep.

Mais le vice-président du géant gazier russe Gazprom, Alexandre Medvedev, a estimé vendredi qu'une telle option n'était pas possible, car "le mécanisme de l'Opep ne pourrait pas être directement applicable à la Fédération de Russie".

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