Les banques privées subissent la défiance de leur clients

©REUTERS

La crise sur les marchés poussent certains clients fortunés à revoir complètement la gestion de leur portefeuille au profit du cash. Ceci impacte significativement les revenus des banques privées. La perte de revenus représenterait 5 à 15%. Le déclin est particulièrement visible en Suisse, où les deux plus grosses banques voient une désertion massive de leurs produits structurés.

Le déclin est particulièrement visible en Suisse, où les deux plus grosses banques, UBS et Credit Suisse, tirent habituellement un tiers de leurs revenus en provenance de leur division banque privée. Ces gestionnaires de fortune ont connu des taux soutenus de croissance ces dernières années. Ils bénéficiaient de revenus d'honoraires stables non liés aux performances et surtout amortissaient les sauts parfois violents de revenus du côté de la division banque d'investissement. Une belle histoire qui a connu une fin brutale avec le début de la crise. Au vu des piètres performances boursières, les clients fortunés changent leur fusil d'épaule, placent leur argent à l'abri dans des fonds monétaires à faible rendement et recourent moins à l'endettement. Au premier trimestre 2008, l'encours de ces fonds monétaires a grimpé de plus de 10% pour atteindre un niveau record de 3.500 milliards de dollars dans le monde.

En Belgique, par contre, le phénomène de retrait de positions ne concerne qu'un nombre très limité de clients. La plupart d'entre eux sont repris sous gestion discrétionnaire, et n'interviennent pas dans leur portefeuille de placement.

Lire la suite dans l'Echo du 11 avril.

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés