Les Bourses mondiales minées par l'inquiétude

Les principales Bourses mondiales ont de nouveau été plombées vendredi par les inquiétudes suscitées par la situation géopolitique au Proche-Orient et l'envolée des prix du pétrole à des sommets historiques.

Les principales places européennes ont toutes clôturé en nette baisse pour la deuxième séance consécutive.

La Bourse de Londres a perdu 1%, après déjà 1,63% jeudi, celle de Paris 1,48% (-1,81% jeudi) et celle de Francfort 1,90% (-1,96% la veille). L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 a cédé 1,46% après déjà 1,87% jeudi.

Ailleurs en Europe, Amsterdam a cédé 1,40%, Zurich 1,07%, Milan 0,92%, Bruxelles 0,94%, Madrid 1,19% et Lisbonne 0,55%.

Aux Etats-Unis, après un début de séance hésitant, les marchés creusaient leurs pertes. Vers 18H05, le Dow Jones et le Nasdaq perdaient chacun 1,07%.

Plus tôt dans la journée, l'Asie avait déjà accusé de nettes baisses : l'indice phare de la Bourse de Tokyo, le Nikkei, avait perdu 1,67% tandis que la Bourse de Hong Kong avait cédé 1,04%. Shanghai est sorti du lot en engrangeant 0,57%.

Comme jeudi, les marchés ont encore été minés par les craintes géopolitiques entourant le Proche-Orient, engagé dans une spirale de violence après la capture de deux soldats israéliens par le mouvement chiite libanais du Hezbollah.

Israël a intensifié et étendu vendredi ses raids destructeurs au Liban, soumis à un blocus aérien, maritime et terrestre quasiment étanche, menaçant de mort le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies examinait vendredi la situation au Liban, à la demande de Beyrouth qui souhaite une intervention de l'Onu pour arrêter l'offensive d'Israël.

Même si les pays impliqués ne sont pas producteurs de pétrole, cette situation, qui fait craindre au monde un conflit régional, a poussé les prix du brut à de nouveaux records historiques. Ceux-ci ont dépassé le seuil symbolique des 78 dollars le baril, jeudi à New York puis vendredi à Londres, avant de se replier légèrement.

Beaucoup d'observateurs jugent qu'ils devraient encore progresser et pourraient même atteindre les 80 dollars le baril si les tensions ne s'apaisent pas.

Face à cela, les marchés affichent une "aversion au risque" accrue, s'inquiètent nombre d'analystes, alors que les investisseurs semblaient retrouver confiance après la chute libre des Bourses au printemps.

Ces derniers, qui ont l'incertitude en horreur, tentent de se protéger en vendant en masse leurs actions pour se positionner sur des placements jugés plus sûrs, comme les obligations. Un réflexe qui s'est traduit notamment ces deux derniers jours par une détente des taux longs européens.

Les craintes suscitées par la situation au Proche-Orient pèsent d'autant plus sur les Bourses qu'elles viennent s'ajouter à un regain de tensions géopolitiques dans d'autres régions : outre la question du programme nucléaire iranien, les investisseurs suivent de près l'évolution du dossier des tirs de missiles de la Corée du Nord, la situation en Irak ou encore les tensions autour des infrastructures pétrolières au Nigeria.

Ils préfèrent également jouer la prudence avant de très nombreuses publications de résultats trimestriels de grands groupes mondiaux la semaine prochaine.

photo belga

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