Les marges bénéficiaires devraient soutenir les actions européennes

©BLOOMBERG NEWS

Selon les stratèges de JPMorgan, présents à Bruxelles ce mercredi, le stimulus des actions européennes est plus à chercher du côté des marges bénéficiaires des entreprises, toujours solides, que du côté d'un ralentissement économique jugé "pas catastrophique".

Bruxelles (L'Echo) - "Les performances des actions n’ont rien eu à voir avec la croissance économique ces dernières années". Avec cette phrase, Paul Shutes, gestionnaire de portefeuille chez JPMorgan, devrait soulager toutes les inquiétudes que les investisseurs ont connues ces derniers jours. Il en veut pour preuve une croissance moyenne en Europe relativement molle entre 2003 et 2007, une période qui a par contre connu une belle performance boursière avant la crise.

Bien sûr, les anticipations d’inflation se situent dans un contexte hors du commun, concède son collègue David Sharp, stratégiste de la banque américaine. La règle de Taylor, qui examine la réponse de la politique monétaire vis-à-vis d’un certain niveau inflation en prenant en compte la différence entre la croissance économique et son potentiel, cette règle n’est plus d’actualité.

Alors qu’inflation et croissance ont été liées ces dix dernières années, "vous devez aujourd’hui payer un prix plus élevé en termes de baisse de croissance pour avoir un même effet sur l’inflation", explique David Sharp. "C’est pour cela que la Banque centrale européenne a tenu des propos si alarmistes".

Un resserrement monétaire pourrait en outre toucher davantage certains pays que d’autres. Jamais l’activité économique n’a été aussi divergente en Europe, avec l’Allemagne d’un côté, et l’Italie et surtout l’Espagne de l’autre.

Résultat: le rush des dégradations des perspectives bénéficiaires par les analystes devrait toucher à sa fin. En outre, les valorisations sont devenues "historiquement attractives" et les dividendes de plus de 70% des actions sont supérieurs aux rendements obligataires, un pourcentage "bien au-dessus des moyennes sur le long terme". De quoi favoriser les marchés d'actions européennes dans l'avenir, selon JPMorgan.

Lire la suite dans L'Echo du 12 juin

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