Les prix du pétrole baissent, espoirs de cessez-le-feu au Liban

Les prix du pétrole reculaient lundi matin, le marché espérant un prochain cessez-le-feu au Liban entre Israël et le Hezbollah, et relativisant le risque d'une propagation du conflit aux pays voisins exportateurs de brut.

(afp) A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre baissait de 83 cents à 73,60 dollars lors des échanges électroniques vers 10H00 GMT.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,04 dollar à 72,91 dollars sur l'échéance de septembre.

Depuis leurs records historiques de la mi-juillet à 78,40 dollars à New York et 78,18 dollars à Londres, les prix ont diminué d'environ 6%. Ils restent néanmoins 20% plus élevés qu'en début d'année.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est dit favorable dimanche au déploiement au Liban d'une force "formée par des pays de l'Union européenne" pour contrôler la frontière avec Israël et désarmer le Hezbollah. Son ministre de la Défense, Amir Peretz, a proposé qu'une éventuelle force opère dans le cadre de l'Otan.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, attendue lundi en Israël, a appelé à parvenir d'urgence à un cessez-le-feu au Liban, pour la première fois depuis le début du conflit il y a près de deux semaines.

Une réunion internationale sur le Liban doit avoir lieu mercredi à Rome, en vue de définir un calendrier d'actions urgentes pour mettre fin à la crise.

Pour le marché pétrolier, l'inquiétude majeure est que la Syrie et l'Iran, deux producteurs de brut, soient mêlés au conflit, ce qui réduirait leurs livraisons d'"or noir". Mais les opérateurs sont optimistes sur le fait que, à moins que les opérations militaires ne durent, une propagation du conflit à ces pays sera évitée.

Malgré la correction des cours à la baisse, de nombreux facteurs continuaient de soutenir les prix, notaient toutefois des analystes.

Outre le conflit entre Israël et le Hezbollah, les analystes citaient les tensions autour du programme nucléaire controversé de l'Iran, les troubles au Nigeria, les pannes fréquentes dans les raffineries américaines et le risque que des ouragans de forte ampleur endommagent les sites pétroliers se trouvant sur la côte Atlantique américaine.

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