Les réactions d'économistes

Premières réactions d'économistes et de spécialistes des marchés après l'annonce d'un nombre de suppressions d'emplois en septembre supérieur aux prévisions.

(Reuters) -  L'économie américaine a perdu 263.000 emplois en septembre, alors que le marché attendait 180.000 suppressions, après 201.000 suppressions en août. Le taux de chômage atteint 9,8%, au plus haut depuis juin 1983 (Plus de détails).

Le marché obligataire a accentué son avancée après la publication de la statistique. L'emprunt à 30 ans a gagné un point entier, tandis que les futures boursiers accentuaient leur repli à Wall Street

Le dollar a atteint dans la foulée son plus haut du jour contre l'euro et l'or spot a perdu plus de 1% à $986,60 l'once.

  • STEPHEN SCHORK, THE SCHORK REPORT

"La récession est peut-être techniquement terminée, mais ce qui compte vraiment, c'est-à-dire la perception de la récession, est à l'évidence toujours là. Et, tant que ce sera le cas, les consommateurs mettront leur conduite en conformité."

  • MIKE FITZPATRICK, VICE-PRESIDENT, MF GLOBAL

"Décevant, mais pas vraiment choquant après les inscriptions au chômage d'hier. Il y a certes une amélioration du tableau de l'emploi, comparé aux récessions précédentes, mais vu le rythme de la reprise en cours, on peut dire qu'on avance au pas."

  • BORIS SCHLOSSBERG, DIRECTEUR DES ETUDES CHANGES, GFT FOREX

"C'est très mauvais. Mais la réaction (du marché des changes) devrait être marquée par des tiraillements entre deux grands thèmes: d'un côté, l'aversion au risque, qui devrait soutenir le dollar, et de l'autre, le début de prise de conscience du fait que les Etats-Unis sont en train de devenir le mauvais élève du G20 en matière de reprise.   "Si ce thème prend, ce sera défavorable au dollar, cela favoriserait le carry trade en dollar car cela sous-entendrait que nos taux d'intérêt vont rester bas dans un avenir prévisible pendant que le reste du monde se redresse.   "Il s'agit peut-être des dernières suppressions de postes du cycle actuel et la situation va peut-être s'améliorer à partir d maintenant mais des doutes subsistent sur la capacité des Etats-Unis à se reprendre rapidement, ce qui pèsera sur le dollar."

  • JOSEPH TREVISANI, ANALYSTE MARCHES, FX SOLUTIONS

"Ces chiffres vont mettre un véritable frein à l'anticipation d'une reprise forte. Les destructions d'emplois évoluent dans le mauvais sens, les marchés d'actions et le dollar ne vont pas apprécier. Ce sont de mauvais chiffres."

  • KEVIN CARON, STRATEGE, STIFEL, NICOLAUS & CO  

"Les chiffres sont plus mauvais qu'attendu et reflètent un certain nombre de pressions s'exerçant sur l'économie.  L'un des éléments que l'on avait déjà commencé à observer depuis une semaine, c'est la faiblesse de l'emploi dans le secteur privé avec l'enquête ADP. Cela montrait qu'il y avait un risque de rater le consensus. Et avec les chiffres de l'ISM, ceux des défauts de remboursement de crédit et même les chiffres sur la confiance des ménages, on commençait à voir émerger un faisceau d'éléments faibles.
Cela ne me rend pas plus pessimiste car je suis resté prudent depuis le début de l'année. On a assisté à de nombreux efforts artificiels des autorités pour soutenir les marchés, et alors que cela touche à sa fin, le secteur privé ne montre pas encore de signe de retour à la vie."

  • LAWRENCE GLAZER, ASSOCIE, MAYFLOWER ADVISORS

"La statistique est décevante pour ceux qui cherchent des preuves de la reprise économique. Le marché obligataire avait anticipé une partie de cette déception hier, notamment en ce qui concerne le papier long."

  • TODD SCHOENBERGER, LANDCOLT TRADING

"La piètre performance de la statistique de l'emploi de septembre renforce le fait que l'économie américaine est extrêmement anémique. Il faudra peut-être le reste de l'année et une bonne partie de 2010 pour voir vraiment la reprise."




2009-10-02 12:56:52+00:00 GMT+00:00 (Reuters)

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