Obama se pose en sauveur de l'économie américaine

©AFP

Barack Obama a assuré vendredi aux Américains que son administration avait sauvé le pays d'une catastrophe économique."Ce matin (vendredi), nous avons reçu de nouveaux signes montrant que le pire pourrait être derrière nous", a déclaré le président au cours d'une brève allocution dans les jardins de la Maison Blanche. "Nous perdons des emplois à un rythme deux fois moindre que quand j'ai pris mes fonctions. Nous avons évité le pire au système financier", a-t-il énuméré.

(afp) - Le président Barack Obama a assuré vendredi aux Américains que son administration avait sauvé le pays d'une catastrophe économique, au vu de chiffres du chômage qui permettent d'espérer que le pire de la récession est passé.

Au moment où les sondages révèlent que les Américains doutent de la politique économique du président après six mois à la Maison Blanche, Barack Obama a rebondi sur les chiffres du chômage publiés dans la matinée: les suppressions d'emplois ont fortement ralenti (247.000 en juillet, après 443.000 en juin) et le taux de chômage a baissé (9,4%, après 9,5%) alors que les analystes prévoyaient une hausse.

"Ce matin (vendredi), nous avons reçu de nouveaux signes montrant que le pire pourrait être derrière nous", a déclaré le président au cours d'une brève allocution dans les jardins de la Maison Blanche. "Nous perdons des emplois à un rythme deux fois moindre que quand j'ai pris mes fonctions. Nous avons évité le pire au système financier", a-t-il énuméré.

"Nous avons non seulement sauvé notre économie de la catastrophe, mais aussi posé les nouvelles bases de la croissance", a insisté M. Obama, qui a fait approuver par le Congrès un énorme plan de relance de 787 milliards de dollars moins d'un mois après son arrivée à la Maison Blanche.

Ce plan a ajouté deux à trois points de croissance supplémentaires à l'activité au deuxième trimestre, a assuré jeudi la conseillère économique de la Maison Blanche, Christina Romer.

La semaine dernière, les chiffres de la croissance avaient déjà mis du baume au coeur de l'administration avec une contraction de 1% seulement de l'activité au deuxième trimestre, soit beaucoup moins qu'au trimestre précédent (-6,4%).

M. Obama a cependant averti que les temps seraient durs avant que la prospérité ne revienne tout à fait.

"Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir. A mon sens, nous ne pourrons parler de reprise tant que l'économie détruira des emplois et nous ne réduirons pas nos efforts avant que chaque Américain qui cherche un emploi ne puisse en trouver un", a-t-il promis.
Son porte-parole, Robert Gibbs, a averti que le taux de chômage risquait encore de franchir la barre des 10% d'ici à la fin de l'année.

"Personne ne perd de vue qu'un quart de million de personnes ont perdu leur emploi le mois dernier", a-t-il dit.
L'embellie sur le front de l'économie tombe à pic pour un président en proie à une forte résistance parlementaire à son projet de réforme de l'assurance maladie qui divise son propre parti démocrate. Une aggravation de la conjoncture aurait pu redoubler la vindicte de ses opposants républicains.

Jeudi, M. Obama s'en est pris à ses détracteurs lors d'une réunion publique près de Washington où il a retrouvé des accents de campagne électorale.

"Cela faisait des années que cette crise était en gestation. Elle n'a pas commencé le mois dernier. La crise bancaire n'a pas débuté sous mon mandat. Que la vérité soit dite", a-t-il lancé. "Que ceux qui nous ont mis dans ce pétrin (...) nous laissent recoller les morceaux".

La popularité du président s'est nettement détériorée ces dernières semaines, à en croire un sondage de l'Université Quinnipiac publié jeudi selon lequel seuls 50% des personnes interrogées approuvent son action, contre 42% qui la désapprouvent. Sa politique économique fait face à une majorité de mécontents: 49% contre 45%, tandis que la réforme du système de santé est rejetée par 52% des personnes interrogées contre 39%.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés